| Le week-end
du 5 et 6 septembre a été riche en événements pour les membres de No Oe
E Te Nunaa de Raiatea. En effet, le week-end a été consacré à la
formation.
Eric, membre du Conseil fédéral, formateur de
son métier, quittait Tahiti avec trois objectifs :
- le
premier était de contribuer à renforcer le lien entre militants du parti issus
de zones géographiques différentes,
- le
deuxième était, dans le cadre d'une formation intensive, de proposer des
techniques de communication opérationnelles qui pourront leur servir sur le
terrain,
- le troisième objectif était d'organiser avec
les militants de Raiatea un travail de réflexion préparatoire à la venue d'une
délégation du Conseil fédéral qui accompagnera Nicole Bouteau le week-end des
22, 23 et 24 septembre.
Samedi matin, la formation démarra à 8h 00
sur les chapeaux de roues.
En effet, Eric avait préparé un exercice
d'évaluation de la capacité de chacun des participants à prendre la parole en
public. Et chacun à son tour passa sur le grill. Car parler en public est l'une
des choses les plus difficiles qui soit. On peut même dire que c'est un
exercice de sportif de haut niveau tant il y a de facteurs à maîtriser sous le
feu roulant des regards des spectateurs.
L'exercice consistait pour la personne en
scène devant ses camarades de parler d'un sujet qu'elle choisissait et qu'elle
connaissait bien. Mais il fallait qu'elle respecte dans sa présentation un
cahier des charges en quatre parties donné par l'animateur.
Cette première phase permet à la personne de
prendre confiance en elle, de découvrir dans les yeux des autres des atouts
qu'elle ne pensait pas posséder.
L'accumulation des points positifs permet le
renforcement de l'estime de soi et prépare à la deuxième phase : celle de
l'évaluation des points à renforcer.
Ainsi, chacun va donner son avis à la
personne toujours debout sur les secteurs qu'elle gagnerait à améliorer, sur
lesquels il faudrait progresser. Le formateur ferme la marche en synthétisant
points forts et points à renforcer de chaque prestation.
Puis vient la troisième phase, la phase de
l'évaluation écrite. À chaque prestation d'un camarade, l'ensemble des
participants remplit une fiche individuelle d'évaluation qu'elle va donner à
celui ou celle qui vient de passer.
L'exercice est difficile, mais le climat de
confiance instauré au préalable permet de le surmonter avec bénéfice pour tous.
Exercice extrêmement formateur, même les plus timides s'aperçoivent qu'ils ont
des points forts et qu'ils peuvent en jouer.
La formation alterne ainsi avec des exercices
de mises en situation et des travaux d'atelier en petits groupes.
Lors de ces ateliers, le groupe doit remplir
un objectif en temps limité et produire des préconisations à partir d'un cahier
des charges donné par l'animateur. L'ensemble des travaux sont réunis
ensuite : c'est le temps de la synthèse puis celui de la restitution des
travaux dans le cadre d'une prise de parole en public. Le temps passe très
vite, personne ne s'ennuie, tout le monde participe et s'enrichit.
Parfois, dans les épreuves de groupe, les
remises en question sont au rendez-vous et servent à la progression de chacun,
le tout dans une ambiance de critique constructive.
Car ce travail de communication sert aussi
bien dans l'action politique que dans la vie privée, professionnelle,
associative et religieuse.
À l'issue de cette formation, les
participants ont tous pris conscience qu'ils ont acquis des outils non
seulement réutilisables dans le champ du politique mais qui relèvent aussi du
développement personnel, plus value non négligeable.
Dispenser de la formation à ses militants,
c'est également une façon pour No Oe E Te Nunaa
de les remercier de leur investissement personnel, de leur montrer que
le transfert d'énergie ne fonctionne pas seulement à sens unique, que chacun
peut s'enrichir de l'autre, un retour sur investissement en quelque sorte...
L'ensemble des participants ont exprimé leur
contentement à l'issue du séminaire, la convivialité était au rendez-vous et
ils se sont sentis munis de nouveaux outils. Il leur reste à pratiquer sur le
terrain tous ces acquis, et ce n'est pas le plus facile.
Eric, accueilli très chaleureusement chez les
uns et chez les autres, a eu un pincement au cœur en montant dans l'avion qui
le ramenait à Tahiti, car tout le monde, et lui avec, aurait bien voulu que ces
bons moments de partage et de travail continuent encore plusieurs jours.
Il
reviendra avec grand plaisir pour une deuxième session le week-end du 13 et du
14 janvier 2007. Maintenant, d'ici là, place au travail de terrain...
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