|
|
Forum
Forum No Oe E Te Nunaa
Cliquez pour accéder au premier Forum de discussion polynésien.
Accéder...
Adhésion
Adhésion
Cliquez pour accéder au formulaire d'adhésion à No Oe E Te Nunaa.
Accéder...
Contacts
Contacts
Cliquez pour accéder aux pages de contacts, le plan d'accès à la Permanence et l'organigramme.
Accéder...

Actus locales
 Le deuxième gouvernement présidé par Gaston TONG SANG est en place. On en parle sur le Forum... Gouvernement GTS II |
|
 No Oe E Te Nunaa prend acte de la motion de défiance contre le gouvernement de Gaston Flosse adoptée ce jour par une courte majorité de représentants de l'Assemblée de la Polynésie et de l'élection de Gaston Tong Sang à la tête du Pays avec les voix de Justine Teuira et Michel Yip, tous deux élus sur des listes UPLD lors des élections territoriales de janvier et février derniers. C'est donc une nouvelle majorité qui se met en place, majorité issue du vote de la huitième motion déposée en quatre ans dans notre Pays. Peut-on aujourd'hui parler d'une stabilité retrouvée alors que notre histoire récente a montré qu'une majorité composée de 29 représentants restait une majorité fragile ? L'avenir nous le dira. Jusqu'à quand les appétits de pouvoir de certains élus vont-ils mettre en grand danger l'équilibre de notre Pays ? Une issue possible Dans un contexte local où la confiance des acteurs économiques est largement entamée mais aussi dans des contextes national et international qui ne nous sont pas non plus favorables, et cela, quelle que soit la majorité au pouvoir, il est aujourd'hui vital de travailler avec l'ensemble des forces vives de notre pays sur un objectif commun de développement économique et social pour la Polynésie et ne plus agir que pour son clan. No Oe E Te Nunaa s'inscrit dans cette démarche. Émoi, émois et moi, acrobatiques ou mathématiques |
 La réforme des retraites indexées des fonctionnaires d'État en Outremer est un sujet complexe qu'il convient d'envisager avec la plus grande précaution. La mise en place dans les années 50 de complément de rémunération dans la fonction publique de l'État Outremer répondait à plusieurs objectifs : l'éloignement, la précarité de vie par rapport à la métropole (école, transport, isolement dans les archipels, etc.), et le coût de la vie. L'indexation était appliquée aux salaires car, à fonction égale, le même niveau de vie devait être garanti à tous les fonctionnaires d'État où qu'ils travaillent. Le même principe s'est appliqué pour leurs retraites. La motivation du gouvernement central, dans une France endettée, est de réduire ses dépenses ; le plus grand nombre doit donc participer solidairement à l'effort économique qui doit être fait. No Oe E Te Nunaa a conscience que le statu quo sur ce dossier est impossible, mais une remise en cause brutale de l'ensemble du dispositif sans concertation serait dramatique pour la Polynésie et l'Outremer dans son ensemble. Est-il nécessaire de rappeler que les «pensions et retraites» représentent la deuxième source de revenus de la Polynésie après le tourisme ? En effet, la consommation des quelques 6 000 fonctionnaires d'État retraités vivant en Polynésie française est une manne économique très importante pour le Pays. Comment remplacer ce manque à gagner ? No Oe E Te Nunaa, rejette toute forme de privilège ou d'inéquité sociale, mais estime qu'il faut distinguer les bénéficiaires ayant exercé Outremer de ceux qui se sont installés Outremer uniquement pour bénéficier du dispositif. Ainsi, No Oe E Te Nunaa réaffirme qu'une réforme doit avoir lieu, qu'elle doit se faire en concertation avec les représentations des retraités d'État basé en Polynésie, mais également avec les autorités du Pays. Cette réforme doit être juste, empêcher les fraudes, progressive et concerner les nouveaux demandeurs. No Oe E Te Nunaa demande une audience à Yves Jego, notre nouveau Secrétaire d'État à l'Outre-Mer, afin de débattre, entre autre, de ce sujet lors de sa venue prévue fin mai. Nous nous ferons le relais de vos avis, n'hésitez pas à nous écrire Ã
Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
. Pour plus d'informations concernant ce dossier, vous pouvez consulter le très bon rapport du Député Brard (document PDF, 127 pages, 605 Ko).Réforme des retraites indexées nécessaire |
Dépenser plus pour se soigner moins, grèves à répétition : des désordres pour le moins symptomatiques ! Mauvais diagnostic des pouvoirs publics en situation d’urgenceTous les prétextes sont bons pour tenter d’expliquer la situation alarmante de notre système de santé : vieillissement de la population, coûts des médicaments, augmentation de l’offre de soin, nouvel hôpital, changements de gouvernements, etc… au lieu de reconnaître que notre organisation est dépassée, insuffisamment évaluée, et maintenant inadaptée en raison du manque crucial d’un plan à long terme. Grignotage des acquis et dévalorisation progressive des personnels de santéAujourd'hui, ce sont de nouveau nos médecins et personnels de santé qui sont bafoués parce qu'on refuse de les reconnaître dans leurs droits : leurs acquis se réduisent d’année en année comme peau de chagrin, provoquant une pénurie de ces métiers au point que des postes publics restent vacants pendant des mois, au point que les médecins souhaitant céder leur cabinet pour partir en retraite n’y parviennent pas car l’avenir du médecin n’est tout simplement plus assuré. |
|
Lire la suite...
|
Nous savions déjà que nos aînés politiques pratiquaient le principe de "tous les moyens sont bons pour accéder au pouvoir". Aujourd'hui, on apprend que le pouvoir peut mener au profit le plus indécent. Gouvernement après gouvernement, quel que soit le bord politique, tout le monde s'est entendu pour préserver l'omerta de l'"OPT corne d'abondance". Un exemple de dérive du service public où des dizaines de personnes se sont vautrées dans les deniers de la population sans retenue : des centaines de factures de restaurants, de "déjeuners de travail" sans ordre du jour ni compte-rendu, une consommation d'essence jusqu'à 5 tours de l'île de Tahiti pour une seule voiture dans la même journée, des conseillers politiques du ministre facturés à l'OPT, des millions distribués à des associations qui bizarrement servent le même président... Ce sont des dizaines de millions subtilisés aux Polynésiens.
Quel mépris faut-il avoir de ses administrés pour s'empiffrer à ses dépens, pour faire un repas à plus de 73 000 xpf par personne et dans le même temps affirmer défendre les plus nécessiteux ? Quelle misérable vision de la mission publique peut-on imaginer pour la souiller de cette façon ?
Il faut changer le système qui permet à quelques-uns de s'octroyer des privilèges avec l'argent d'un établissement public, avec l'argent destiné à la collectivité. La Polynésie ne sortira pas indemne d'une telle délinquance politique. Le temps où les Polynésiens, trahis par ceux-là mêmes auxquels ils avaient donné leur confiance, doit disparaître.
No Oe E Te Nunaa condamne fermement ces pratiques dépravées de l'exercice politique qui sont un modèle déplorable pour notre jeunesse. Nous sommes tout simplement révoltés et plus que jamais confortés dans notre démarche : en finir avec ce passé honteux et construire l'avenir digne, équitable et prospère que mérite la Polynésie française.
No Oe E Te Nunaa en appelle au sursaut de la population pour dire oui à un véritable souffle nouveau pour le Pays, pour enfin récompenser la sincérité en politique.
|
À quoi correspond ce seuil de 12,5 % des votants ? Pourquoi pas 15, pourquoi pas 30 % ?La Commission des Lois du Sénat a rendu son avis sur les modifications de notre loi organique dont son mode de scrutin : 12,5% des suffrages exprimés pour prétendre au second tour. Les 2,5% de différence avec les 10% initiaux, considérés comme un seuil plancher par l'État et jugés utiles pour la stabilisation de la vie politique, ont-ils une valeur significative de représentation pour les différents partis politiques ou s'agit-il seulement d'écarter celles et ceux qui s'approcheraient de 10% ?
Cet avis résonne comme une condamnation à l'immobilisme politique pour la Polynésie française car elle favorise la bipolarisation. Les partis politiques obtenant 5% ne pouvant fusionner entre eux (mais seulement avec les formations politiques qui ont obtenu 12,5% des votes exprimés), ce mode de scrutin serait la meilleure garantie de nous renvoyer en mai 2004, pour un duel entre oranges et bleus, dont le vainqueur dépendra des tractations qui auront eu lieu entre le 1er et le 2ème tour !
Avec une telle loi électorale, la Polynésie est très loin de pouvoir rompre avec son passé politique dévoyé car elle interdit toute évolution du paysage politique. No Oe E Te Nunaa interpelle une nouvelle fois les élus nationaux : voter cette loi électorale en l'état reviendrait à enfermer la Polynésie française dans une gouvernance du passé, à maintenir des systèmes clientélistes et à faire perdurer les rapports de force entre le Pays et l'État. Seule une plus large représentativité des Polynésiens au sein de notre Assemblée saura être au service d'une gouvernance plus démocratique, d'un développement plus équilibré en faveur du plus grand nombre.
L'avenir de la Polynésie passera par le pluralisme !
Le Bureau
|
Une ouverture en demie teinte En ce lundi 29 octobre, Tarahoi peut se réjouir d'avoir vécu une séance d'exception : présence d'un ministre de l'Outre-Mer ouvert affichant une volonté sincère et forte de dialogue et d'écoute, des élus défendant dignement leur position...la séance était presque parfaite.
Si cette formidable opportunité a permis à tous les Polynésiens d'entendre les explications des uns et des autres sur le projet de loi, ils ont également pu juger leur comportement : pour sa part, No Oe E Te Nunaa s'étonne et déplore l'absence du gouvernement qui se comporte comme s'il était toujours dans l'opposition, refusant l'échange jusqu'au manque de respect, plébiscitant les dérives verbales d'un Emile Vernaudon qui profite de la tribune de l'Assemblée pour rejeter l'État et ses collègues de "To tatou Ai'a" par la même occasion !
Des tentatives de déstabilisation qui n'ont toutefois pas occulté le fond du débatNous nous félicitons que le Secrétaire d'État n'ait pas cédé au chantage du calendrier en maintenant des élections pour fin janvier-début février, évitant ainsi à la Polynésie de s'embourber toujours un peu plus dans le chaos politique qui perdure. Entendu aussi, la prise en compte des nouveaux inscrits sur les listes électorales, permettant à nos jeunes de prendre en main leur destin dès 2008.
Notre souhait : plus de démocratie No Oe E Te Nunaa réaffirme son vif désaccord quant à la modification du scrutin car les années passent, mais les méthodes ne changent pas : la proposition du Tahoeraa (seuil de 12,5% des inscrits pour être présents au 2ème tour) vise toujours à éliminer le plus grand nombre de ses adversaires politiques, étouffant ainsi l'expression populaire ; leur contre-proposition (seuil de 12,5% des suffrages exprimés pour être présents au 2ème tour) n'est pas plus satisfaisante. Sous prétexte de majorité stable à dégager, le Sénateur et Le Tahoeraa, gratifié d'un '"Avis favorable" du gouvernement central, risquent de nous servir un remake de 2004 : bipolarisation, bipartisme, dégradation du climat social, etc.
|

Nicole BOUTEAU, présidente de No Oe E Te Nunaa, rencontrera les parlementaires présents en Polynésie dans le cadre de l'examen prochain par le Parlement du projet de loi organique tendant à renforcer la stabilité des Institutions et la transparence de la vie politique en Polynésie française.
- Jeudi 18 octobre 2007 à 9h30
Sénateur Christian COINTAT,
Secrétaire de la commission Des Lois constitutionnelles, de législation, du suffrage universel, du règlement et d'administration générale et rapporteur du projet de loi organique tendant à renforcer la stabilité des Institutions et la transparence de la vie politique en PF.
Lieu : résidence du Haut-Commissaire
-
Vendredi 19 octobre 2007 à 8h30
Députes Bruno LEROUX et Bernard ROMAN
Membres de la Commission des Lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la République
Lieu : Hôtel Sheraton Tahiti
Le Bureau
|
Conformément à ce qu'avaient annoncé l'UPLD et le Tahoeraa Huiraatira, l'Assemblée de Polynésie a émis hier, jeudi 4 octobre, par 44 voix un avis défavorable sur le projet de loi organique tendant à renforcer la stabilité des Institutions et la transparence de la vie politique en Polynésie française.
No Oe E Te Nunaa regrette les conditions dans lesquelles ce texte important a été examiné en Polynésie : en urgence dans un contexte pré-électoral !
Il aurait en effet été plus bénéfique dans un premier temps, de limiter ce projet de loi aux dispositions permettant un retour rapide aux urnes compte tenu du contexte politique.
No oe E Te Nunaa soutient que seule la mise en place concertée du cadre électoral qui permettra l'expression des Polynésiens est urgente !
Le Tahoeraa et l'UPLD veulent éliminer les autres forces
En effet No Oe E Te nunaa regrette les seuils permettant l'accès au 2nd tour demandés par le Tahoeraa et soutenu par l'UPLD. Cela a un goût amer de 2004 ! Rappelez-vous ce que cela a engendré : 3 années d'instabilité ! No Oe E Te Nunaa voit là une volonté des deux blocs de poursuivre sur la voie de la bipolarisation et d'écarter toute possibilité de pluralité au sein de la représentation territoriale.
Préparons d'abord les moyens d'élire une nouvelle Assemblée, représentative des électeurs. Laissons ensuite celle-ci travailler sur le fond de la réforme statutaire.
En effet, bien qu'une révision en profondeur du Statut soit évidemment nécessaire, réclamée depuis 4 ans par No Oe E Te Nunaa, cette réforme doit cependant faire l'objet d'une réflexion sereine, non partisane, et consensuelle. Aussi No Oe E Te Nunaa souhaite qu'elle soit menée dans un second temps, par la nouvelle Assemblée. L'organisation institutionnelle du Pays ne s'engage pas sur un « coup de tête ».
Les lacunes de l'État et du Président du Pays
Une nouvelle fois, No Oe E Te Nunaa regrette que la large concertation annoncée au mois d'août dernier par le Secrétaire d'État à l'Outre-mer se soit réduite à de simples consultations individuelles sans qu'aucune synthèse n'ait été présentée et discutée, dans le cadre d'une table ronde pourtant programmée. Plus grave encore, No Oe E Te Nunaa s'interroge sur l'absence d'un représentant de l'État pour défendre le projet dans le cadre de son examen.
Un CESC que l'on ne consulte pas !
Par ailleurs, personne ne semble s'émouvoir de l'absence de saisine du CESC, des forces vives du Pays. Nos dirigeants semblent considérer que la société civile n'est pas concernée par le statut de la Polynésie française ! Et pourtant la 4ème Institution avait été consultée en 2004 sur le projet de nouveau statut ainsi qu'en janvier dernier pour la modification de la loi électorale qui a vu la suppression de la prime majoritaire.
Pour une autonomie de partenariat et de partage
Quoi qu'il en soit No Oe Te Nunaa sera extrêmement vigilant sur la suite de la procédure au niveau national, le Tahoeraa disposant de trois parlementaires qui ne manqueront pas déposer des amendements privilégiant encore une fois leur propre clan.
Ainsi, comme en 2004, No Oe E Te Nunaa sensibilisera l'ensemble des groupes politiques présents au Parlement sur les enjeux de l'avenir de la Polynésie française, qui ne peut plus se permettre de voir se décider à Paris un avenir semé de crises politiques et institutionnelles.
L'autonomie défendue par No Oe E Te Nunaa est celle du partenariat constructif, de la concertation avec l'État. C'est également l'autonomie du partage comme celle de la rigueur dans la gestion des fonds public.
Le bureau
|
La Pr�sidente,
À Madame Raymonde RAOULX
Présidente du Conseil Economique, Social et Culturel de la Polynésie française
Madame la Présidente,
Dans le cadre de l'examen du projet de loi organique tendant à renforcer la stabilité des institutions et la transparence de la vie politique en Polynésie française, j'ai l'honneur de solliciter un entretien auprès de vous.
Je souhaite effectivement rencontrer les différentes institutions de notre pays afin de leur exposer notre position sur ce projet de texte.
En effet, le texte même s'il contient des dispositions permettant d'améliorer le fonctionnement de nos institutions, renferme également, selon nous, des dispositions marquant un recul de l'Autonomie de notre pays. Par ailleurs, No Oe E Te Nunaa pense que la décentralisation devrait également être au cœur du débat sur le statut.
Ainsi, s'agissant d'une réforme statutaire majeure, je pense qu'il faudrait limiter l'étude du projet de loi aux
seules dispositions permettant l'abréviation du mandat des élus actuels afin de redonner au plus tôt la parole aux électeurs. Il est d'ailleurs fort regrettable que la dissolution de l'Assemblée ne soit toujours pas à l'ordre du jour malgré l'instabilité flagrante.
Il est important que les institutions polynésiennes puissent avoir le temps de la réflexion. Cette modification devrait être menée, en dehors de tout contexte préélectoral, par la nouvelle représentation territoriale élue par la population au mois de janvier prochain selon le calendrier fixé par le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer.
Ainsi et si vous en êtes d'accord, Madame Vaea VIVISH, secrétaire générale du parti, se tient à la disposition de vos services pour convenir d'une rencontre aux coordonnées suivantes :
-
Portable : 70 37 33
-
Fax : 42 37 18
-
Email :
Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
ou
Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
Dans cette attente, je vous prie d'agréer, Madame la Présidente, l'expression de ma considération distinguée.
Nicole BOUTEAU
|

No Oe E Te Nunaa demande à rencontrer les institutions du Pays
Dans une correspondance
adressée ce jour, vendredi 28 septembre 2007, au Président de la Polynésie française, à la Présidente du CESC, aux présidents des groupes politiques représentés à l'Assemblée de Polynésie française, Nicole BOUTEAU, présidente de No Oe E Te Nunaa, sollicite un entretien dans le cadre de l'examen du projet de loi organique tendant à renforcer la stabilité des institutions et la transparence de la vie politique en Polynésie française. Cette demande de rencontre a pour but d'exposer la position du parti sur le projet de texte.
En effet, le texte même s'il contient des dispositions permettant d'améliorer le fonctionnement de nos institutions, renferme également, selon nous, des dispositions marquant un recul de l'Autonomie de notre pays. Par ailleurs, No Oe E Te Nunaa pense que la décentralisation devrait également être au cœur du débat sur le statut.
Ainsi, s'agissant d'une réforme statutaire majeure, il est important que les institutions polynésiennes puissent avoir le temps de la réflexion. Cette modification devrait être menée, en dehors de tout contexte préélectoral, par la nouvelle représentation territoriale élue par la population au mois de janvier prochain selon le calendrier fixé par le secrétaire d'État à l'Outre-mer.
Ainsi, l'avis de l'Assemblée de la Polynésie devrait se limiter aux seules dispositions permettant l'abréviation du mandat des élus actuels afin de redonner au plus tôt la parole aux électeurs.
Le Bureau
|
Comédie du pouvoir et grotesque plaisanterie Lorsque l'on entend Édouard Fritch, dans sa leçon budgétaire à l'attention du gouvernement Temaru, affirmer sans vergogne qu'
"il faut en finir avec ces pratiques clientélistes qui alourdissent la charge fiscale et appauvrissent la population", on croit rêver ! C'est vraiment l'hôpital qui se fout de la charité ! Monsieur Fritch a la mémoire courte et oublie que cela a été la politique du Tahoeraaa Huiraatira durant de longues années!
Monsieur Temaru vous êtes d'une mauvaise foi sans nom !Quant à Oscar Temaru Président du Pays fraîchement élu, il n'a pas exposé d'orientation budgétaire pour 2008. Il laisse cela au Président de l'Assemblée et au Vice-président du gouvernement, Ministre des finances, préférant jouer son rôle favori, celui de martyr. Aucune indication pouvant laisser espérer une embellie économique et sociale. Rien !
Concernant les élections territoriales anticipées No Oe E Te Nunaa dénonce fermement la mauvaise foi avérée d'Oscar Temaru qui, il y a encore quelques jours, alors qu'il était dans l'opposition, demandait un retour rapide aux urnes. Cette stabilité retrouvée dont il parle pour justifier son nouveau changement de cap, c'est la grande illusion : l'UPLD n'a que 27 voix et non pas 44. Oscar Temaru accepte donc d'être l'otage du Tahoeraa qui excelle dans la pratique du "donnant-donnant".
Les Polynésiens se souviendront des positions à géométrie variable de nombre d'élus et responsables politiques, de ces élus qui discréditent la parole politique.
Une nouvelle assemblée pour se pencher sur la réforme statutaire. Par souci de légitimité mais surtout pour des raisons évidentes de cohérence, No Oe E Te Nunaa demande que le projet de réforme visant à moderniser le fonctionnement des institutions de la Polynésie française soit soumis à la nouvelle représentation territoriale élue par la population au mois de janvier prochain. S'agissant d'une réforme statutaire majeure, il est important que les élus polynésiens puissent avoir le temps de la réflexion et que cette dernière soit menée en dehors de tout contexte électoral.
No Oe E Te Nunaa demande donc au Secrétaire d'État à l'Outre-Mer ainsi qu'aux représentants de l'Assemblée de Polynésie de limiter l'étude du projet de loi aux
dispositions permettant l'abréviation du mandat des élus actuels. Il est malgré tout regrettable que la dissolution ne soit toujours pas à l'ordre du jour malgré l'instabilité flagrante.
No Oe E Te Nunaa craint que le projet, tel qu'il est présenté, aggrave encore plus la crise politique que traverse notre Pays.
Le Bureau
|
Combien coûte toute cette instabilité au contribuable polynésien ?Notre pays est littéralement rongé par l'instabilité politique volontairement exercée depuis plus de 3 ans maintenant par des professionnels de la politique dévoyée.
À chaque gouvernement qui tombe, les ministres remerciés touchent une petite fortune : 6 mois de salaire, comme l'a prévu le statut de 2004 alors qu'il n'existe pas d'indemnité de chômage pour le travailleur qui se fait licencier ! Une injustice impardonnable pour ceux qui ont du mal à joindre les deux bouts, des manques à gagner et des pertes financières incalculables pour nos entreprises et l'économie du pays.
Et la gabegie, tant reprochée au système Flosse est maintenant reproduite par Oscar Temaru avec le plus grand naturel : 16 ministres et leurs personnels de cabinet, qu'il va falloir payer au prix fort... pour rester à peine trois mois en poste si les élections se déroulent en début d'année comme prévu !
Ce sont ainsi des centaines de millions de FCP qui partent dans les poches de quelques uns alors que tant d'investissements sont attendus dans le logement, l'emploi, l'éducation, ou par les jeunes entrepreneurs.
Et que dire de la nomination, pour la seconde fois, d'un perliculteur à la tête du ministère de la perliculture alors que ce type d'exercice est interdit par la loi ? Serions-nous dans un pays de non droit ?
Oscar Temaru, comme tant d'autres, n'a donc pas tiré les leçons du passé comme il voudrait le faire croire ...
Tout le monde veut retourner aux urnes quand il est dans l'opposition !Monsieur Gaston Tong Sang était pour retourner aux urnes en 2006, mais une fois au pouvoir ce n'était plus à l'ordre du jour. Il vient d'être renversé et, aujourd'hui, il réclame des élections rapidement.
Oscar Temaru voulait qu'on vote après la première motion de censure, ne le voulait plus une fois revenu au pouvoir. Puis, renversé par un retournement de veste des îliens, il appelait alors à la dissolution en marchant tous les mercredis dans la rue... il ne le veut plus aujourd'hui qu'il vient d'être élu président.
Ces attitudes dévoilent en réalité un profond mépris du peuple Polynésien ! Cette manière de faire de la politique doit disparaître.
C'est pour cela que No Oe E Te Nunaa plus que jamais, prône le renouvellement de la classe politique polynésienne et la moralisation de cette dernière afin que les préoccupations majeures de la Polynésie et des Polynésiens soient replacées au centre des débats.
Le Bureau
|
Cher(e) ami(e), 
Dans le contexte politique actuel, plus que confus, nous souhaitons vous apporter des précisions quant à la position de No Oe E Te Nunaa. Il nous semble en effet, nécessaire qu'aucun doute ne subsiste, que toute ambiguïté provoquée par la désinformation organisée, soit levée.
Tout d'abord, nous rappelons, que quelque soit la situation, No Oe E Te Nunaa s'est toujours positionné de manière constructive.
Récemment :
- NOETN s'est déplacé avec la délégation du Président Gaston Tong Sang au mois de janvier dernier afin de défendre le dossier de la modification du mode de scrutin auprès de la représentation nationale à Paris,
- NOETN a participé à de nombreuses réunions de travail avec de jeunes formations politiques en vue de préparer la rencontre avec le Secrétaire d'État au mois d'Août dernier à Paris. Ces réunions se poursuivent encore aujourd'hui,
- NOETN a toujours répondu favorablement aux invitations du Président Gaston Tong Sang pour des réunions de travail relatives à la situation politique du moment mais également pour les réunions préparatoires à la marche de samedi.
Pour ce qui est de la marche, nous avons d'un côté une population qui marche pour dénoncer l'instabilité, ce que NOETN partage complètement, mais de l'autre côté nous avons des personnalités politiques qui marchent avec un seul slogan: « TOUS DERRIERE Gaston Tong Sang» et qui déclarent que cette marche marque la création d'un nouveau mouvement d'ores et déjà baptisé « la 3ème force, la 3ème voie ».
NOETN est complètement en phase avec cette population qui se lève pour dénoncer l'instabilité.
Cependant, nous affirmons, qu'avant tout affichage, les questions de fond doivent être abordées. Pour cela, il faut s'asseoir autour d'une table et discuter des valeurs qui nous rassemblent pour bâtir un véritable projet de société pour la Polynésie française. Ces questions de fond n'ont pas été abordées.
NOETN souhaite une alliance solide, crédible et sincère car nous n'avons pas le droit de décevoir la population.
Or, l'intervention de Temauri Foster, présent à cette marche, vendredi soir au journal télévisé de RFO, ne s'inscrit pas dans ce sens. Il déclare que « rien n'est exclu, tout dépend des négociations» qu'il mène actuellement aussi bien avec le Tahoeraa et l'UPLD !
Par ailleurs, parmi ces personnalités qui dénoncent l'instabilité, nombre d'entre elles ont participé durant les trois dernières années à cette instabilité en retournant leurs vestes à plusieurs reprises.
Quant à Gaston Tong Sang, il n'a toujours pas démissionné du Tahoeraa et il n'a pas exprimé de positionnement précis lors de son intervention à RFO radio (Interview de vendredi dernier avec Gilles MARSAUCHE).
Quels sont donc les projets de ces responsables politiques ?!
Dans ce contexte, vous vous demandez certainement ce qu'il en est d'une éventuelle alliance de NOETN avec d'autres forces politiques ?
La Polynésie française ne peut plus être gouvernée par une seule force politique. Nous avons conscience que notre Pays a besoin d'un rassemblement des hommes et des femmes, d'un rassemblement des forces politiques. Nous sommes favorables à une alliance.
Toutefois, le regroupement est nécessaire dans le respect des valeurs telles que :
-
un changement profond des moeurs politiques
- la moralisation de la vie publique
- le souci de l'intérêt général
- le respect de la parole donnée
- l'engagement pris devant les électeurs.
No Oe E Te Nunaa souhaite une alliance qui incarne la rupture avec des méthodes et des pratiques décriées par la population.
Une alliance qui assure la reprise de l'activité économique avec une meilleure répartition des richesses. Car la Polynésie française est riche et précieuse. Il appartient aux responsables politiques de faire fructifier ces richesses pour une Polynésie prospère qui offre à chacun 1 emploi, 1 logement.
Ce sont sur ces bases incontournables que NOETN abordera des discussions avec les autres formations politiques.
Et à ce stade, il reste encore une autre inconnue : la modification de la loi électorale
NOETN a rappelé au Secrétaire d'État que ce n'était pas une nouvelle modification du mode de scrutin qui allait ramener la stabilité en Polynésie française. NOETN est opposé à la proposition visant à fixer le seuil de participation au 2nd tour à 10% ou 12% des inscrits ou des suffrages exprimés car à ce jour, seuls le Tahoeraa et l'UPLD sont en mesure de réaliser de tels résultats.
Ce taux revient à empêcher l'expression des polynésiens qui ne se reconnaissent pas dans ces deux formations politiques et qui souhaitent donc faire un autre choix.
NOETN est, par contre, favorable à la modification du statut qui permette une modernisation de nos institutions.
Quant au déroulement des élections du Président cette semaine...
Il s'agit une fois de plus, d'une manoeuvre politique et de mauvais calculs politiciens.
Nous ne manquerons pas de vous tenir informés de l'évolution de la situation et dans l'intervalle, vous invitons comme toujours, à nous faire part de vos commentaires à l'adresse e.mail :
Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
.
Très cordialement,
Nicole BOUTEAU
|
Nicole Bouteau et Gilles Helme seront les invités du journal télévisé de RFO, ce samedi 8 septembre à 18h30 (pour les informations en tahitien) et 19h00 (pour le JT en français). Ils reviendront notamment sur les évènements politiques de ces derniers jours. |
La Présidente,
Cher(e) ami(e),
À la suite du dépôt par l'UPLD de la motion de censure qui a vu le renversement du gouvernement de Gaston Tong Sang, un appel au rassemblement pour une grande marche a été lancé. Vous avez d'ailleurs peut-être décidé d'y participer vous-même.
No Oe E Te Nunaa partage ce sentiment de ras-le-bol ressenti par tous et dénonce les manœuvres politiques qui ne servent que les intérêts particuliers de certains et notamment ceux des 2 blocs : UPLD et Tahoeraa. Car l'instabilité politique, les blocages, les manœuvres politiciennes en tout genre, ... sont le lot de notre Pays depuis maintenant 3 ans.
La Polynésie a besoin d'un nouveau souffle.
Les Polynésiens veulent que leurs élus travaillent avant tout au service de l'intérêt général.
Beaucoup souhaitent que ceux qui défendent ce projet s'allient pour devenir une force politique crédible basée sur une autre manière de gouverner.
C'est pour cela que No Oe E Te Nunaa participe activement depuis quelques semaines aux discussions réunissant plusieurs jeunes partis politiques polynésiens.
No Oe E Te Nunaa continue à soutenir que la Polynésie française a besoin d'un changement profond de ses mœurs politiques. Que ce changement se fera par le renouvellement des personnes, engagées et sincères pour leur pays. Que les alliances de circonstances ou de pouvoir ne sont pas viables et l'histoire de ces 3 dernières années nous le confirme chaque jour.
No Oe E Te Nunaa considère qu'avant d'afficher qu'une nouvelle force politique est en marche, des questions de fond doivent être abordées.
Il est un fait que la Polynésie française a besoin d'un autre choix politique possible que les deux blocs ancestraux.
No Oe E Te Nunaa appelle à cette issue, qui nécessite en tout premier lieu, de rassembler les conditions favorables à la mise en place d'une alliance concertée : ouvrons les discussions, retrouvons-nous autour d'un programme commun, autour de valeurs communes ; alors, nous pourrons prétendre à proposer une réelle issue politique aux Polynésiens, fondée sur des bases solides et saines.
Nous reconnaissons la capacité de Gaston Tong Sang à fédérer un mouvement qui permette de proposer une alternative aux électeurs polynésiens. Cette reconnaissance exige, selon nous, de sa part, un positionnement politique clair : est-il toujours membre du Tahoeraa Huiraatira, parti qui manœuvre depuis des mois pour son renversement et dont certains élus, avec la bénédiction du parti et de son leader, ont voté la censure de son gouvernement ?
Est-il raisonnable de signer sans aucune garantie avec tout le monde (Émile Vernaudon, Hiro Tefaarere, Jean-Alain et Louis Frébault, Teina Maraeura, Foster Temauri, Monil Tetuanui, ...) un contrat en blanc alors que la Polynésie réclame de toutes ses forces un changement dans les mœurs, des engagements forts ?. Nous ne pouvons les yeux fermés entrer dans une coalition sans connaître les intentions des uns et des autres, sans connaître les directions souhaitées ?
No Oe E Te Nunaa déclare que les discussions de fond doivent être un préalable incontournable à tout affichage.
Si les responsables politiques envoient un message fort à la population, il est de leur devoir de ne pas les décevoir ensuite.
C'est sur la base de ces constats que je vous informe que le Conseil Fédéral de No Oe E Te Nunaa (organe décisionnel du parti) a décidé de ne pas participer à la marche organisée ce samedi 8 septembre 2007.
Le bilan des différentes rencontres organisées jusqu'à aujourd'hui ne nous permet pas, malgré nos demandes répétées de discuter du fond, de s'engager sous le couvert du simple motif que la "photo est plus importante". Les discussions doivent réellement être engagées, en terme de définitions de valeurs et de projet de société qui rassemblent.
Dans un esprit constructif No Oe E Te Nunaa veut participer à un projet qui sortirait la Polynésie française du débat stérile autonomie/indépendance qui divise plus qu'il ne rassemble et proposer également des voies de développement durable pour le Pays dans le respect du partenariat avec l'État et l'intérêt de chaque polynésien.
Ainsi, vous l'avez compris, l'absence de No Oe E Te Nunaa à cette marche ne signifie pas que nous nous retirons du débat politique actuel. Bien au contraire, nous souhaitons interpeller les autres formations politiques afin de construire ensemble une nouvelle voie politique commune, ce nouveau souffle que nous attendons tous.
Très cordialement,
Nicole BOUTEAU
|
L’instabilité politique, les blocages, les manœuvres politiciennes en tout genre, … sont le lot de notre Pays depuis maintenant 3 ans. No Oe E Te Nunaa partage ce sentiment de ras-le-bol ressenti par la population et dénonce les manœuvres politiques qui ne servent que les intérêts particuliers de certains notamment ceux des 2 blocs : UPLD et Tahoeraa.
OUI, la Polynésie a besoin d’un nouveau souffle.
OUI, les Polynésiens veulent que leurs élus travaillent avant tout au service de l’intérêt général.
OUI, beaucoup souhaitent que ceux qui défendent ce projet s’allient pour devenir une force politique crédible basée sur une autre manière de gouverner.
C’est pour cela que No Oe E Te Nunaa participe activement depuis quelques semaines aux discussions réunissant plusieurs jeunes partis polynésiens.
Cependant, No Oe E Te Nunaa considère qu’avant d’afficher qu’une nouvelle force politique est en marche, des questions de fonds doivent être abordées. C’est pourquoi No Oe E Te Nunaa ne participera pas à la marche de ce samedi 8 septembre derrière Gaston Tong Sang.
Car il s’agit de ne pas brûler les étapes : trop souvent les alliances se sont effondrées au bout de quelques mois parce que le contrat de départ était trop flou ! Pour garantir la solidité d’une nouvelle force, il est indispensable de s'entendre au préalable sur des valeurs communes pour construire un vrai projet de société : parole des élus respectée après engagement auprès des électeurs, intégrité et transparence dans la gestion des fonds publics, clarté dans le positionnement politique. Gaston Tang Sang et son gouvernement ont été renversés par l’apport de voix oranges ; pourquoi donc Gaston Tong Sang n’a t-il pas démissionné du Tahoeraa pour marquer la rupture et se tourner vers l’avenir ?
Avant de poser pour une photo et montrer une image d’unité de façade, No Oe E Te Nunaa désire entamer rapidement des discussions de fond - qui n’ont pas encore eu lieu. Nous voulons nous retrouver autour d’un projet ambitieux pour la Polynésie qui sortirait du vieux débat indépendance/autonomie, un projet capable de rassembler tous les Polynésiens désireux de rompre avec tous les excès clientélistes du passé.
Nous souhaitons pour cela inviter les forces politiques progressistes à débattre des vraies questions qui engagent notre avenir.
Le bureau
|
L'inéluctable est arrivé en dépit des mises en garde de No Oe E Te NunaaEh oui ! Nous y sommes ! Nous voilà une nouvelle fois devant une motion de censure. Encore une fois, c'est une véritable mascarade politique qui se déroule sous les yeux de tous.
Que voit-on ? L'UPLD en voie d'être soutenue par le Tahoeraa pour faire tomber le gouvernement de Gaston TONG SANG. On voit les deux frères ennemis se serrer la main après s'être tiré dans le dos... Et pourquoi ? Pour se partager le gâteau du pouvoir sans se préoccuper une seule seconde des conséquences à venir pour notre Pays.
No Oe E Te Nunaa dénonce fermement ce mauvais remake des bas fonds de la politique. Car si Gaston TONG SANG gouverne avec une majorité introuvable, il en sera de même pour son remplaçant qui sera, lui aussi, otage des sautes d'humeur de ceux qui l'auront élu !
De quelle autonomie parle-t-on lorsque l'Etat refuse la dissolution de l'Assemblée de Polynésie française demandée par le Pays !
Il n'y a qu'une solution démocratique à cette crise : LA DISSOLUTION !
Il faut remettre les compteurs à zéro en redonnant la parole aux électeurs.
Les Polynésiens la réclament, les forces vives de la Polynésie aussi tout comme de nombreuses forces politiques du Pays.
La plate-forme autonomiste animée par le président Gaston TONG SANG l'a bien compris en demandant dans la nuit de lundi à mardi cette dissolution à l'État.
Il nous été indiqué qu'à la suite de la consultation de l'Élysée et de Matignon par le Secrétaire d'État à l'Outre-Mer, ce dernier a rappelé le Président du Pays mardi matin pour l'informer qu'il était difficile pour l'État de revenir sur sa position. L'État ne souhaite pas s'immiscer dans le débat politique local, il maintiendra ses propositions de modification du mode de scrutin et de certaines dispositions du statut.
Face à cette fin de non recevoir, nous n'avons pu que constater la résignation de Gaston TONG SANG qui se range sans discuter derrière la décision de l'État : on peut légitimement s'interroger sur la marge de manœuvre du Président du Pays !
Comment parler d'ingérence alors que c'est la Polynésie qui la réclame ! Il n'y a pas d'ingérence !
Ce qui est incompréhensible c'est que l'État refuse une demande de dissolution de la Polynésie mais qu'il est prêt dans le même temps à présenter un projet de loi qui risque, dans le contexte politique actuel, de ne pas recueillir l'avis favorable d'une majorité de représentants à l'Assemblée de Polynésie française.
No Oe E Te Nunaa ne peut pas imaginer qu'un tel projet puisse passer au forcing devant la Parlement ! Si tel était le cas, de quelle autonomie parle-t-on ?
"Vous êtes en crise depuis 3 ans,
vous pouvez bien encore patienter quelques mois !"
Que nous propose l'État ? Encore quelques mois de gestion du pays où les crises vont défiler en accéléré au rythme des majorités instables qui basculent. C'est comme si on nous disait, vous êtes en crise depuis 3 ans, vous pouvez bien encore patienter quelques mois !
Triste constat : pourquoi le président Gaston TONG SANG n'a-t-il pas insisté ? Pourquoi ne pas faire valoir nos droits, quelle est la valeur de notre autonomie lorsque nous sommes si peu écoutés ?
No Oe E Te Nunaa ne comprend pas la position de l'État ni celle de Gaston TONG SANG.
No Oe E Te Nunaa sera bien sûr présent à la table ronde
No Oe E Te Nunaa sera bien sûr présent à la table ronde de dimanche et évoquera de nouveau ces questions avec le Secrétaire d'État à l'Outre-Mer. Il est très important que les forces politiques qui ont pour projet une moralisation de la vie politique puissent nouer un dialogue fructueux sans arrière-pensées, ni tentatives de récupération politique et médiatique. Jouer cartes sur table, œuvrer pour l'intérêt général de tous les Polynésiens est la voie que nous avons toujours suivie !
En restant fidèle aux valeurs qui nous animent et en lesquelles nous croyons, notre vigilance sera à la mesure de notre ouverture ! D'une part, pour ne pas renier notre vision politique centrée sur les besoins de nos concitoyens, d'autre part pour participer à la construction de l'avenir politique de notre Pays afin de promouvoir un développement durable de nos ressources, afin que chacun se sente acteur de sa propre destinée.
Le bureau
|
 À Monsieur Christian ESTROSI
Secrétaire d'État à l'Outre-mer
27, rue Oudinot
75007 Paris
Monsieur le Ministre,
Je souhaitais, par la présente, vous adresser mes vifs remerciements pour la disponibilité et l'écoute dont vous avez fait preuve lors de l'entretien que vous avez bien voulu m'accorder mardi dernier.
Lors de cette rencontre, vous avez rappelé que cette consultation des forces politiques polynésiennes avait pour objectif de trouver une issue à la crise politique et institutionnelle que traverse la Polynésie française depuis plus de 3 ans.
Sur le changement de la loi électorale, je vous ai indiqué que ma formation politique n'y était pas favorable estimant que ce n'était pas une énième modification du mode de scrutin qui garantirait la stabilité. Par ailleurs, je vous ai rappelé qu'en janvier dernier, un consensus avait réuni la majorité des forces politiques polynésiennes pour défendre auprès de la représentation nationale la suppression de la prime majoritaire et le retour au mode de scrutin antérieur à 2004. Les polynésiens ne comprendraient pas que la prime tant dénoncée soit réintroduite sous quelque forme que ce soit, 8 mois après sa suppression.
Rejoignant nos arguments, vous avez suggéré l'instauration d'un 2ème tour, gage de transparence, qui permettrait aux électeurs polynésiens de valider ou de rejeter les alliances en présence.
Sur ce point, depuis, notre rencontre, j'ai eu connaissance de la proposition du Tahoeraa Huiraatira de fixer, en cas de 2ème tour, le seuil de maintien des listes au second tour à 12,5% des inscrits. Sachez, Monsieur le Ministre que No Oe E Te Nunaa est totalement opposé au seuil proposé par le Tahoeraa. Nous y voyons là , une nouvelle fois, une volonté du parti de Monsieur Gaston FLOSSE de poursuivre sur la voie de la bipolarisation et d'écarter toute possibilité de pluralité au sein de la représentation territoriale.
S'agissant de la circonscription unique, je vous ai fait part de notre désaccord car nous sommes sensibles aux arguments des élus et des populations des archipels qui, face à la concentration des pouvoirs sur Tahiti, demandent le maintien du découpage actuel.
Sur la date d'un retour anticipé aux urnes, j'ai bien noté le refus du gouvernement central de prononcer la dissolution de l'Assemblée de la Polynésie française. Vous craignez que cette décision soit considérée par la population comme une ingérence dans les affaires polynésiennes. Sur ce point important permettez-moi d'insister car nous pouvons tous constater que les conditions de l'instabilité sont réunies. Depuis de nombreuses semaines, les principales forces politiques polynésiennes (UPLD, Tahoeraa Huiraatira, No Oe E Te Nunaa,...) la réclament au même titre que la population qui s'exprime quotidiennement au travers des médias. Comment parler d'ingérence alors que la demande serait exprimée par la Polynésie française. En effet, si cette demande émanait du Président du Pays, habilité par le conseil des ministres de la Polynésie, je ne comprendrais pas que la procédure puisse être écartée par le Président de la République. Si tel était le cas, on pourrait légitimement s'interroger sur ce que représente l'Autonomie.

Quoiqu'il en soit, je vous ai fait part de notre souhait d'un retour rapide aux urnes motivant notre demande par l'absence de majorité stable depuis 2004 : encore aujourd'hui le gouvernement de Monsieur Gaston TONG SANG ne dispose plus de majorité à l'Assemblée. Je comprends le souci de certains élus communaux de voir la date de nouvelles élections territoriales fixée après le scrutin des communales de mars 2008. Je me pose, cependant, la question de la stabilité d'ici là . Force est de constater que sur cette question majeure, aucune réponse ne nous ait été donnée ni par le Président du Pays, ni par vous même. J'ai même l'impression que l'on laisserait la Polynésie vivre 6 mois de crise supplémentaire pour "laisser le temps au temps". Nous n'y sommes pas favorables estimant que cette situation dure depuis maintenant trop longtemps.
Quelle que soit l'issue des consultations que vous venez de mener, il est indispensable d'engager des discussions sur la modification du statut de 2004 ; modification visant à l'amélioration du fonctionnement des institutions mais également à la réintroduction de la décentralisation dans la loi statutaire. Sur ce sujet, je vous remercie de la richesse de notre échange. Vous avez également marqué votre volonté de voir évoluer certaines dispositions de la loi organique dans le but de donner des outils de stabilité aux institutions (l'élection tous les 5 ans du Président de l'Assemblée de Polynésie, l'interdiction du cumul de certaines fonctions avec un mandat électoral, l'encadrement de la procédure de dépôt de la motion de censure...).
Sur l'idée d'une élection au suffrage universel direct du Président de la Polynésie française, s'agissant d'une modification majeure, je vous ai fait part de ma plus grande réserve rappelant qu'en 2004 No Oe E Te Nunaa avait vivement critiqué le renforcement des attributions du Président de la Polynésie française et du Conseil des Ministres au détriment de l'Assemblée de Polynésie. Il serait, en effet, souhaitable que l'Assemblée puisse assurer un véritable contrôle de l'action gouvernementale, ce qui n'est pas le cas actuellement.
Dans ce contexte difficile que traverse la Polynésie, l'impartialité de l'Etat est nécessaire ; ces dernières années ayant offert une très mauvaise image de la France en Polynésie.
En conclusion, je ne peux m'empêcher de m'interroger sur les motivations de cette consultation parisienne de tous les leaders politiques polynésiens alors que vous annoncez votre venue en Polynésie dans quelques jours.
Je souhaite enfin vous faire part de mon extrême préoccupation car à la veille de l'ouverture de la session budgétaire qui devrait ouvrir les discussions sur le contrat de projet 2008-2012, sur le budget 2008, l'absence de majorité du gouvernement au sein de l'Assemblée risque encore une fois de compromettre les perspectives de développement économique et social de la Polynésie et d'aggraver l'instabilité politique que traverse la Polynésie.
Je vous prie d'agréer, Monsieur le Ministre, l'expression de ma considération distinguée.
Nicole BOUTEAU
|
"L'échec du fonctionnement de l'autonomie" selon Christian ESTROSI
Nicole BOUTEAU, Présidente de No Oe E Te Nunaa, accompagnée de cadres du parti a rencontré durant près d'une heure Christian ESTROSI, secrétaire d'État à l'Outre-mer ce mardi 21 août en fin de matinée.
Lors de cette rencontre, le ministre a rappelé que cette consultation des forces politiques avait pour objectif de trouver une issue à la crise politique et institutionnelle que traverse la Polynésie française depuis plus de 3 ans. Parlant d'un "échec du fonctionnement de l'autonomie", il a insisté sur la volonté du gouvernement central de marquer une rupture avec le passé et de créer les meilleures conditions de développement pour le Pays.
Affirmant qu'il ne souhaitait pas faire d'ingérence dans les affaires polynésiennes, il s'est déclaré ouvert aux propositions de chacun sans avoir de position arrêtée.
Modification de la loi électorale ?
Sur le changement de la loi électorale, Nicole BOUTEAU a indiqué que son parti n'y était pas favorable estimant que ce n'était pas une énième modification du mode de scrutin qui garantirait la stabilité. Par ailleurs, le chef de file de No Oe E Te Nunaa a rappelé au Ministre qu'en janvier dernier un consensus avait réuni la majorité des forces politiques polynésiennes pour défendre auprès de la représentation nationale la suppression de la prime majoritaire et le retour au mode de scrutin antérieur à 2004. En effet, No Oe E Te Nunaa estime que les polynésiens ne comprendraient pas la réintroduction d'une prime tant dénoncée sous quelque forme que ce soit, 8 mois après sa suppression.
Sur ce point, le ministre a semblé rejoindre les arguments développés par No Oe E Te Nunaa déclarant : "la réintroduction de
la prime serait mal vécue".
Cependant, Christian ESTROSI a suggéré l'instauration d'un 2ème tour. Nicole BOUTEAU s'est dite favorable sur le principe estimant qu'un 2ème tour permettrait aux électeurs de valider ou de rejeter les alliances en présence.
Ce serait un gage de transparence.
Quant à la proposition du Tahoeraa Huiraatira de fixer le seuil de maintien des listes au second tour à 12,5% des inscrits, No Oe E Te Nunaa y est totalement opposé. Nous y voyons là une nouvelle fois une volonté du parti orange de poursuivre sur la voie de la bipolarisation et d'écarter toute possibilité de pluralité au sein de la représentation territoriale.
Enfin, sur la création d'une circonscription unique, le parti a fait part de son désaccord, sensible aux arguments des élus et des populations des archipels qui, face à la concentration des pouvoirs sur Tahiti, demandent le maintien du découpage actuel.
Dissolution contre abréviation du mandat des élus
Sur la date d'un retour anticipé aux urnes, No Oe E Te Nunaa a, dans un premier temps, interrogé le ministre sur les motifs du refus du gouvernement central de prononcer la dissolution de l'Assemblée de la Polynésie, les conditions de l'instabilité étant pourtant réunies. Christian ESTROSI a motivé ce refus par la crainte que cette décision soit considérée par la population comme une ingérence dans les affaires polynésiennes. Cet argument n'est pas fondé puisque depuis de nombreuses semaines les principales forces politiques polynésiennes (UPLD, Tahoeraa Huiraatira, No Oe E Te Nunaa,...) la réclament au même titre que la population qui s'exprime quotidiennement au travers des médias.
Quoiqu'il en soit, No Oe E Te Nunaa a fait part de son souhait d'un retour rapide aux urnes motivant sa demande par l'absence de majorité stable depuis 2004 : aujourd'hui le gouvernement actuel ne dispose plus de majorité à l'Assemblée. Comprenant le souci de certains élus communaux de fixer la date de nouvelles élections territoriales après le scrutin des communales de mars 2008, No Oe E Te Nunaa se pose, toutefois, la question de la stabilité d'ici là .
Le parti regrette que malgré son insistance sur cette question majeure, le ministre (comme le Président du Pays) soit resté muet.
Modernisation du fonctionnement des Institutions : No Oe E Te Nunaa en phase avec le secrétaire d'État
No Oe E Te Nunaa a souhaité élargir la discussion à la modification du statut de 2004 ; modification visant "l'amélioration du fonctionnement des institutions mais également à la réintroduction de la décentralisation dans la loi statutaire. Sur ce sujet, l'échange a été riche, le ministre marquant sa volonté de faire évoluer certaines dispositions de la loi organique dans le but de donner des outils de stabilité aux institutions (l'élection tous les 5 ans du Président de l'Assemblée de Polynésie, l'interdiction du cumul de certaines fonctions avec un mandat électoral, l'encadrement de la procédure de dépôt de la motion de censure...).
À notre grande surprise, Christian ESTROSI a sollicité notre avis sur la possibilité d'une élection au suffrage universel direct du Président de la Polynésie française. S'agissant d'une modification majeure, Nicole BOUTEAU a fait part de sa plus grande réserve rappelant qu'en 2004 No Oe E Te Nunaa avait vivement critiqué le renforcement des attributions du Président de la Polynésie française et du Conseil des Ministres au détriment de l'Assemblée de Polynésie. Il serait, en effet, souhaitable que l'Assemblée puisse assurer un véritable contrôle de l'action gouvernementale, ce qui n'est pas le cas actuellement.
En conclusion de la rencontre, Nicole BOUTEAU a sensibilisé le Ministre sur la nécessaire impartialité de l'État en Polynésie française. Le Ministre a reconnu que ces dernières années ont offert une très mauvaise image de la France en Polynésie : "partialité, copinage, préférence qui ont conduit à l'humiliation de très nombreux acteurs politiques polynésiens". Il a déclaré avec force que "c'est une période de l'histoire que nous voulons oublier".
Stabilité : quand ???
Pas de table ronde à Paris, peut-être en Polynésie... rien n'est moins sûr... No Oe E Te Nunaa s'interroge sur les motivations |
| | |