|
|
Forum
Forum No Oe E Te Nunaa
Cliquez pour accéder au premier Forum de discussion polynésien.
Accéder...
Adhésion
Adhésion
Cliquez pour accéder au formulaire d'adhésion à No Oe E Te Nunaa.
Accéder...
Contacts
Contacts
Cliquez pour accéder aux pages de contacts, le plan d'accès à la Permanence et l'organigramme.
Accéder...
À quoi correspond ce seuil de 12,5 % des votants ? Pourquoi pas 15, pourquoi pas 30 % ?La Commission des Lois du Sénat a rendu son avis sur les modifications de notre loi organique dont son mode de scrutin : 12,5% des suffrages exprimés pour prétendre au second tour. Les 2,5% de différence avec les 10% initiaux, considérés comme un seuil plancher par l'État et jugés utiles pour la stabilisation de la vie politique, ont-ils une valeur significative de représentation pour les différents partis politiques ou s'agit-il seulement d'écarter celles et ceux qui s'approcheraient de 10% ?
Cet avis résonne comme une condamnation à l'immobilisme politique pour la Polynésie française car elle favorise la bipolarisation. Les partis politiques obtenant 5% ne pouvant fusionner entre eux (mais seulement avec les formations politiques qui ont obtenu 12,5% des votes exprimés), ce mode de scrutin serait la meilleure garantie de nous renvoyer en mai 2004, pour un duel entre oranges et bleus, dont le vainqueur dépendra des tractations qui auront eu lieu entre le 1er et le 2ème tour !
Avec une telle loi électorale, la Polynésie est très loin de pouvoir rompre avec son passé politique dévoyé car elle interdit toute évolution du paysage politique. No Oe E Te Nunaa interpelle une nouvelle fois les élus nationaux : voter cette loi électorale en l'état reviendrait à enfermer la Polynésie française dans une gouvernance du passé, à maintenir des systèmes clientélistes et à faire perdurer les rapports de force entre le Pays et l'État. Seule une plus large représentativité des Polynésiens au sein de notre Assemblée saura être au service d'une gouvernance plus démocratique, d'un développement plus équilibré en faveur du plus grand nombre.
L'avenir de la Polynésie passera par le pluralisme !
Le Bureau
|
|
|