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Dépenser plus pour se soigner moins, grèves à répétition : des désordres pour le moins symptomatiques ! Mauvais diagnostic des pouvoirs publics en situation d’urgenceTous les prétextes sont bons pour tenter d’expliquer la situation alarmante de notre système de santé : vieillissement de la population, coûts des médicaments, augmentation de l’offre de soin, nouvel hôpital, changements de gouvernements, etc… au lieu de reconnaître que notre organisation est dépassée, insuffisamment évaluée, et maintenant inadaptée en raison du manque crucial d’un plan à long terme. Grignotage des acquis et dévalorisation progressive des personnels de santéAujourd'hui, ce sont de nouveau nos médecins et personnels de santé qui sont bafoués parce qu'on refuse de les reconnaître dans leurs droits : leurs acquis se réduisent d’année en année comme peau de chagrin, provoquant une pénurie de ces métiers au point que des postes publics restent vacants pendant des mois, au point que les médecins souhaitant céder leur cabinet pour partir en retraite n’y parviennent pas car l’avenir du médecin n’est tout simplement plus assuré.
Ponctionner la population en bouée de sauvetage Ils ne sont pas les seuls lésés : derrière la rupture de convention des privés avec la CPS se cache, entre autre, la disparition du tiers payant et le moindre remboursement des consultations (exemple : une consultation à 3500 xpf chez un médecin généraliste avec convention est remboursée 2800 xpf ; sans convention, le remboursement est seulement de 1248 xpf) ; et comme si ça ne suffisait pas, parallèlement les cotisations sociales augmentent ! C’est toute la population qui devra dépenser plus pour se soigner. Le gouvernement et la CPS devront s’en expliquer.  La faillite chronique de la CPS et la « maltraitance » de notre système de santé et de ses acteurs, doivent trouver une issue. Si on peut comprendre que pour maintenir et développer une qualité de santé publique digne d’un pays moderne tout en équilibrant les dépenses de santé, il faut faire appel au porte-monnaie, on ne peut accepter d’être ponctionné par une « mesure-pansement » à peine curative et encore moins préventive. Quelles alternatives au traitement actuel de la crise ? Repenser le système de santé au profit de la qualité de la vie et de la gestion équilibrée des fonds publics : prévention importante et durable, accessibilité et revalorisation des métiers de la santé, complémentarité public/privé, audit des établissements de santé et de la CPS, médecine de proximité, plan d'urgence pour supporter le coût du nouvel hôpital...autant de clés si peu utilisées pour redresser notre système de santé. Au fils des ans et des caprices gouvernementaux, les dépenses de santé ont augmenté sans surprise, et pourtant, sans que des solutions efficaces y soient apportées. Aujourd'hui, c'est encore la population qui est taxée, presque par réflexe, en attendant qu'une vision globale et à long terme soit mise en place. La faillite chronique de notre système de santé n'est pas une fatalité : son redressement dépend de la volonté des différentes parties à travailler ensemble avec sincérité, dans le souci de préserver une santé de qualité et de partage.
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