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est un projet global de vie et de développement basé sur les valeurs traditionnelles polynésiennes. Il met l’Homme au centre des préoccupations et il apportera la stabilité dans une autonomie durable au sein de la République française où l’ensemble des polynésiens pourront s’exprimer dans leur langue et retrouveront leur terre.
THÈME n°4 : La vie saine et qualité de vie en Polynésie française
Permettre l'accès à un mode de vie sain à toute la population pour garantir les droits à la qualité de vie.
Le principe de qualité de la vie est fondé sur une alimentation saine basée sur des produits locaux de qualité et la promotion de l'activité physique au service de la santé
Le mode de vie traditionnel polynésien a été bouleversé par l'arrivée du CEP dans les années 60. Le passage de la société de production à la société de consommation a été brutal : alimentation déséquilibrée, tabagisme, sédentarité ...
La Polynésie souffre aujourd'hui fortement des maux des sociétés modernes. Elle est profondément affectée par les maladies liées au mode de vie : obésité, diabète, maladies cardiovasculaires, respiratoires et rénales. Toutes ces affections menacent de façon inquiétante l'espérance de vie des Polynésiens. Elles sont génératrices de handicaps lourds et limitent fortement la qualité de vie des citoyens. Au-delà , elles génèrent des dépenses de santé qui ne sont pas supportables à long terme par notre économie.
1.
Le droit à une eau de qualité
La qualité de l'eau relève de la compétence des Communes et donc en partie de l'État. La situation de la qualité des eaux distribuées aux populations est tellement déplorable qu'il faut impérativement et en priorité faire adopter par la représentation nationale un plan d'urgence « qualité des eaux en Polynésie française » et obtenir des financements importants. La solidarité nationale doit pleinement s'exprimer dans cette urgence.
Dans les îles, il est impératif d'investir dans les procédés de désalinisation.
Il est aussi possible d'investir dans des projets hautement innovants de captages en eaux très profondes (ce procédé expérimental est utilisé au japon et offre l'avantage du cumul de l'énergie thermique des mers, de l'irrigation à forte teneur en sels minéraux et de la consommation d'eau potable à très faible salinité).
La collecte et le recyclage des eaux usées doivent être la règle de Tahiti et de toutes les grandes îles.
La loi de défiscalisation « Développement Durable » couvrira, entre autres, ce champ d'action prioritaire.
2.
Lutter contre la « malbouffe »
Nous devons réorienter les modes de production, de transformation, de distribution et de
consommation pour lutter contre les maladies liées à l'alimentation.
Les modes de productions doivent être priorisés vers les produits locaux de
qualité, les ressources de la mer et les productions vivrières
agricoles (fruits et légumes) à caractère « bio ».
La promotion
d'un secteur innovant de transformation alimentaire est indispensable Ã
la conservation des produits et à leur adaptation aux goûts des
consommateurs.
La distribution et la modification des modes de
consommation s'inscrivent quant à eux pleinement dans le cadre de
l'économie sociale et solidaire.
Le financement de ce plan pour
lutter contre les maladies liées à l'alimentation s'inscrit donc dans
le cadre de la loi de défiscalisation « Développement Durable ».
De
manière concomitante des mesures locales d'incitation aux modes de
consommations sains devront être prises (système d'aide et taxation,
PPN santé ...).
3.
Faire du sport de masse une composante fondamentale de la santé et de la qualité de la vie.
Il
n'existe pas en Polynésie de réel programme de promotion et la
valorisation du sport de masse. Chez les enfants, on dénote même une
véritable ségrégation sociale par le sport.
Le niveau
d' équipements sportifs collectifs est indigne d'un pays disposant de
telles ressources financières. Dans le domaine du sport scolaire, la
situation est catastrophique.
Il faut mettre fin à la politique
de subventions sous conditions qui gangrène le milieu du sport au
profit d'intérêts particuliers qui se cachent derrière le soit disant
haut niveau. Le haut niveau est le maillon final, l'exemple à suivre,
le moteur. Il se doit d'être éthique et l'émanation du sport de masse.
Nous défendons un projet de sport de masse inscrit dans le cadre de l'éducation des enfants.
Les
députés No Oe E Te Nunaa demanderont que les financements nationaux
soient strictement attribués aux activités citoyennes du sport scolaire
et de l'action bénévole au profit du sport de masse pour les jeunes.
Les actions seront prioritairement tournées dans un premier temps vers la mise à niveau des infrastructures sportives du pays.
4.
Repenser le système de santé au profit de la qualité de la vie et de la gestion équilibrée des fonds publics
Le
système de soin polynésien doit répondre à une forte recrudescence des
maladies chroniques liées au mode de vie. Ces affections génèrent des
lourdes séquelles, des longues maladies et prises en charge extrêmement
coûteuses.
La sophistication croissante des traitements et le
vieillissement naturel de la population risquent de faire exploser les
budgets d'activités de soins.
De plus, les financements du
nouvel hôpital et du nouvel établissement privé d'hospitalisation ne
pourront être garantis par notre seul système de protection sociale.
Nous voulons garantir la pérennité du système de protection sociale généralisée et la qualité des soins.
À
cet effet, il est indispensable de s'engager dans un choix responsable
de système de santé que réclament les professionnels du secteur. Un
système rééquilibré entre soin et prévention où le dynamisme du
deuxième garantira l'équilibre du système de protection sociale.
Un financement doit être impérativement trouvé auprès de l'État pour permettre d'assurer le fonctionnement du nouvel hôpital.
Le
projet soutenu par NOETN est un projet donnant/donnant de
coresponsabilité partagée État/Pays. Face aux responsabilités de l'État
quant aux bouleversements du mode de vie et l'implantation du CEP, la
logique de la confrontation doit être abandonnée avec un objectif
bilatéral positif.
Nous demanderons que l'État prenne en charge :
- Le diagnostic et le traitement du cancer (chimiothérapie, radiothérapie, soins palliatifs),
- Le diagnostic et le traitement de l'insuffisance rénale terminale
(dialyse, greffe), complication la plus grave et la plus coûteuse du
diabète.
De façon concomitante, la Polynésie s'engagera dans :
- La supervision d'un Plan Cancer Polynésie par l'installation d'une
antenne locale de l'institut national du cancer. Dotée d'une unité de
recherche épidémiologique, clinique et thérapeutique, ce sera
l'occasion de redéfinir et de dynamiser les missions de l'Institut
Malardé (cancer, banque d'ADN ...),
- La mise en place de puissants réseaux de soin garant de la maîtrise de l'évolution des dépenses de santé,
- Le rééquilibrage de son système de santé vers la prévention.
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