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Accueil Élections Présidentielles Constat de la situation polynésienne

06

Avr

2007

Constat de la situation polynésienne PDF Imprimer Email
Le député UDF Jean-Christophe Lagarde effectue un séjour de deux jours à Tahiti pour soutenir la candidature de François Bayrou à l'élection présidentielle. Conférence de presse, réunions publiques et rencontres sont au programme de l'élu centriste venu soutenir le comité polynésien de soutien du candidat. Il livre ici son constat de la situation polynésienne.

 LE CONSTAT

 La France connaît une situation nationale grave résultant du partage du pouvoir et de la guerre des blocs gauche/droite depuis 25 ans. Une France lourdement endettée (1200 milliards d'Euros). Une dette générée par le fonctionnement et qui sera payée par nos enfants.

 Alors qu'il avait reçu la confiance de 82% des français en 2002, Jacques CHIRAC (JC) n'a pas mis en œuvre la politique de réconciliation nationale que François BAYROU (FB) lui avait immédiatement réclamé en mettant notamment en place un gouvernement d'union nationale. De l'autre coté du Rhin, bien que la situation était plus difficile, les allemands on su s'unir, gouverner et travailler ensemble au service de leur pays. Les résultats sont époustouflants, alors pourquoi cela ne serait-il pas possible en France alors que c'est la condition de la réussite de développement économique qui est mise en œuvre dans la quasi-totalité des pays d'Europe, à l'exception de la France ? FB veut réunir les français dans un nouveau pacte présidentiel.

 Aujourd'hui les deux blocs ne disent pas la vérité aux électeurs.

 Bien que la situation soit difficile, FB mettra en France les conditions politiques républicaines et démocratiques qui permettront à la richesse de son peuple de s'exprimer. De sortir d'un jeu politique d'un autre temps qui sclérose le pays, qui menace la cohésion nationale. Il réunira les savoirs faire et les dynamismes de ceux qui dans les deux camp pensent la même chose mais ne le disent pas, victimes des appareils politiques. Ceux qui veulent travailler ensemble pour la France dans le cadre d'un renouveau du paysage politique. Ceux qui veulent gouverner pour le peuple et avec le peuple.

 François BAYROU est venu deux fois en Polynésie en deux ans.

 Fidèle à ses principes, il a rencontré les habitants pour comprendre leurs préoccupations et leurs aspirations. Il connaît les polynésiens. Homme simple, de la terre, chrétien convaincu et père de famille à dimension humaine, il sera le président de tous les français et de tous les polynésiens. Il est choquant de constater que les deux autres principaux candidats à la Présidence de la République ne soient jamais venus en Polynésie.

 Une situation locale inquiétante

 Le constat de FB est simple. Ici peut-être plus qu'ailleurs, l'état français n'a pas été impartial. Il n'a pas honoré les engagements républicains de la France qui se doivent d'être au service de tous les citoyens et non d'un seul clan. Cela a conduit à une situation d'affrontement Tahoeraa/Tavini dont l'UMP est responsable, prenant de fait le risque qu'une partie de la population choisisse la voie de l'indépendance. Bien que cette voie prônée par  Oscar TEMARU (OT) soit respectable, pour FB elle n'offre aucune perspective aux populations de polynésie.

 D'un coté le Tahoeraa et Gaston FLOSSE (GF), qui prône à l'instar de papa CHIRAC le retour de papa SARKOSY. On sait en quoi cela résultera. La politique des copains, le clientélisme électoral, la distribution de faveurs, notamment financières, au détriment des plus pauvres bien sur. Jean-Christophe LAGARDE (JCL) prend l'exemple il y a quelques années de sa rencontre avec GF qui se vantait ouvertement de distribuer lui-même en bon père du peuple les logements sociaux sur des critères dont il était le seul dépositaire. Cela qui est interdit par les lois de la république (JCL est maire de DRANCY, commune éminemment populaire avec de nombreux logements sociaux ou de telles pratiques sont impossibles). Dénoncé par la cour des comptes, ce système clientéliste n'est plus acceptable.

  

D'un autre coté l'UPLD, le Tavini et OT. De retour de France après avoir rencontré Ségolène ROYAL (SR), OT déclare qu'il soutiendra sa candidature aux élections présidentielles. Alors qu'OT a toujours demandé à ses partisans d'aller à la plage lors des scrutins nationaux, qu'elle est la cause soudaine de se revirement ? Y aurait-il un pacte, un accord secret entre OT et SR ? Lui a-t-elle promis l'indépendance dont il a fait son dessein depuis tant d'années ? Il y a bien là un réel danger pour la polynésie. OT n'a pas tenu parole. Alors qu'il s'était fait élire sur un programme qui repoussait la question de l'indépendance à des critères économiques à 15 ou 20 ans, il n'a eu de cesse de la prôner dès son accession au pouvoir et durant tout son mandat. SR tient quant à elle  des propos ambigus sur l'indépendance. Tout cela est dangereux.

 Les deux camps, SARKOFLOSSE et SEGOSCAR (termes utilisés par Philippe SCHYLE) proposent la même politique, celle des copains et des copines. Ils ne disent pas la vérité aux électeurs polynésiens (dont ils font peu de cas d'ailleurs). Ce n'est pas cela l'état impartial. Des deux cotés, il n'y aura pas d'état impartial et un des deux camps sera favorisé, ce qui est inacceptable au sein de la république.

 L'état doit assumer ses responsabilités et garantir son rôle d'arbitre

 Ici l'état n'a pas joué son rôle d'arbitre, il a été joueur dans un des deux camps. Cela n'est pas admissible. FB veut rétablir l'état républicain et démocratique en polynésie. Il croit en la grandeur de la France en général, et dans le pacifique en particulier. Il est convaincu du potentiel de la Polynésie pour l'incarner, riche de son patrimoine naturel, de ses populations, de leurs cultures et de leurs langues. Une Polynésie ou l'état se doit de mettre en place des règles et des conditions d'impartialité politique et de stabilité des institutions qui permettront à la société civile d'exprimer tout son potentiel et son dynamisme. La Polynésie dispose de richesses et d'atouts qui attendent d'être protégés et mis en valeurs.

 
FB est le seul candidat en mesure d'être élu président de la république à même de garantir concrètement cette impartialité et cette nouvelle dynamique au service de tous les citoyens polynésiens au sein d'une grande nation qui respecte et valorise les différences des populations d'outre-mer.

 

LES ENGAGEMENTS POUR LA POLYNESIE FRANÇAISE

 1) Un état républicain et impartial

 a) Des institutions et un gouvernement stables.

 Face à des difficultés structurelles il est impératif de garantir la stabilité politique afin que les entreprises, les syndicats et tous les citoyens puissent s'investir pleinement et en toute confiance dans l'avenir de leur pays.

 Elu président, FB viendra en Polynésie pour inscrire le dialogue et la concertation avec toutes les forces vives du pays pour garantir cette stabilité et plus de démocratie. Les règles devront être définie et acceptée démocratiquement par tous dans le cadre d'un grand débat citoyen.

 Engager la concertation sous l'égide de la responsabilité de l'état dans un cadre de décision concertée. Rien ne sera imposé, si les polynésiens le souhaitent, elle débouchera sur une réforme démocratique du statut d'autonomie de la Polynésie française conforme aux demandes de leur gouvernement et de l'Assemblée de la Polynésie Française.

 b) Des transferts financiers pérennes pour le développement économique.

 L'instabilité politique a généré une instabilité économique. Le gouvernement de FB garantira la stabilité à 10 ans des transferts de l'état en les contractualisant afin qu'ils soient honorés quelque soit le gouvernement choisi par les polynésiens. C'est la condition essentielle à la confiance rétablie auprès des investisseurs, des syndicats et des citoyens pour assurer un renouveau économique.

 Adoption d'un nouveau contrat de financement à 10 ans pour la Polynésie française orienté prioritairement vers la politique de l'emploi et le développement économique.

 2) Une meilleure représentation de la Polynésie dans la république et dans l'Europe

 c) Un troisième député pour la Polynésie française.

 La diversité des populations polynésiennes et de leurs spécificités doit être mieux représentée au niveau national. Proche du ratio de 1député pour 100 000 habitants la PF doit bénéficier de trois représentants à l'assemblée nationale. Le découpage électoral doit être adopté sur la base de la Polynésie économique sociale et culturelle.

 Attribution d'un troisième député pour la Polynésie française et découpage harmonieux des circonscriptions électorales représentatives de la diversité économique, sociale et culturelle sur la base : 1 député pour la zone urbaine de Tahiti, 1 député pour la zone rurale et 1 député pour les îles.

 d) Une double décentralisation.

 L'essentiel de la décentralisation de l'état bénéficie à Tahiti au détriment des îles. FB souhaite que plus d'autonomie soit accordée aux îles et aux zones rurales. Les communes doivent trouver en Polynésie la même place que celles dont elles disposent en métropole, c'est une responsabilité directe de l'état.

 Soutenir la décentralisation de Tahiti vers les archipels en complément de la décentralisation de l'état vers la Polynésie. Les communes doivent pouvoir pleinement exercer leurs missions dans le cadre de la réforme communale appliquée à la Polynésie.

 e) Un député européen pour la zone pacifique.

 L'outre-mer français ne dispose pas de député européen spécifique à la zone pacifique. Cette vaste région du monde se trouve donc exclue de la représentation de la communauté européenne qui est pourtant un véritable enjeu pour le futur de son développement.

 L'outre-mer français représenté au parlement européen par trois députés : 1 pour l'océan atlantique, 1 pour l'océan indien et 1 député européen pour l'océan pacifique.

 3) Un renouveau du développement économique

  f) Le soutien des PME

 FB prône l'égalité économique entre la métropole et les outres mers. A l'instar des son programme économique national il entend faire porter les efforts sur le tissu économique le plus dynamique : les PME.

 Favoriser la création d'emplois en proposant l'adaptation à la Polynésie du dispositif de deux emplois nouveaux sans charges pour les entreprises. L'état proposera de prendre à sa charge les cotisations CPS pour ses deux nouveaux emplois.

 g) La défiscalisation au service des secteurs économiques porteurs

 La Polynésie dispose d'importantes richesses naturelles qu'il convient de protéger et de mettre en valeur.

 Développer les secteurs économiques porteurs des énergies renouvelables, du tourisme et des économies agricoles par un nouveau dispositif de défiscalisation. La base de défiscalisation sera élargie par l'autorisation des Fonds Communs de Placements (FCP) destinés à cet effet pour l'outre-mer.

 4) Une plus grande justice sociale

 h) Une véritable politique du logement social

 Il n'y a pas de véritable politique du logement social à tarif et conditions d'attributions sociales en Polynésie française. Le dispositif de défiscalisation est essentiellement orienté vers l'hôtellerie de luxe. L'argent de la défiscalisation doit être mieux utilisé au profit du secteur du logement social.

 Réorienter le système de défiscalisation vers le logement social a hauteur de 10 à 15% supplémentaire par rapport à l'existant. Baisser le plafond des loyers pour atteindre des tarifs sociaux. Mettre en œuvre une politique sociale transparente d'attribution des logements sociaux.

  i) L'égalité des chances par l'éducation

 Les jeunes sont les décideurs de demain. L'éducation est une priorité nationale.

 Évoluer vers un système éducatif adapté à la Polynésie. Améliorer les moyens de l'université. Renforcer le système de validation des acquis.

   

j) Une double continuité territoriale

 En matière de continuité territoriale, aujourd'hui on aide plus la corse que l'outre-mer. Pourtant qui en a le plus besoin ? JCL a récemment fait adopter un amendement inscrivant la continuité territoriale dans le sens métropole/outre-mer. Les moyens doivent être débloqués. Il en va de même pour les télécommunications.

 Renforcer les dispositifs de continuité territoriale dans les deux sens : outre-mer/ métropole et métropole/outre-mer. Etendre le principe aux télécommunications.

 5) Reconnaître les langues polynésiennes et promouvoir la culture

 k) La reconnaissance des langues régionales dans la constitution française et la ratification de la charte européenne des langues régionales ou minoritaires

 FB et Jean LASSALES parlent béarnais à l'assemblée nationale. Ils savent donc parfaitement de quoi ils parlent ! La reconnaissance des langues régionales est un combat de longue date mené à l'assemblée nationale par FB. Il faut casser l'idée que les langues régionales portent atteinte à l'unité de la nation, bien au contraire elles sont la richesse de la nation. Cette reconnaissance est le préalable indispensable au renouveau culturel polynésien.

 Modifier l'article 2 de la constitution française et ratifier la charte européenne des langues régionales ou minoritaires. Permettre la prise d'actes administratifs et judiciaires en langues polynésiennes.

 

 

 

 

 

 

La visite de Jean-Christophe Lagarde relaté par TahitiPresse (www.tahitipresse.pf) :

Le député UDF Jean-Christophe Lagarde effectue un séjour de deux jours à Tahiti pour soutenir la candidature de François Bayrou à l'élection présidentielle. Conférence de presse, réunions publiques et rencontres sont au programme de l'élu centriste venu soutenir le comité polynésien de soutien du candidat.

Arrivé vendredi à 4h du matin à l'aéroport de Tahiti Faa'a, Jean-Christophe Lagarde n'a pas chômé. Dès 9h, il a immédiatement débuté son programme de visites et de rencontres avec une conférence de presse. Estimant que 'la situation est grave", le député a tout de suite voulu faire le parallèle entre les deux situations, la nationale et la locale, dans lesquelles l'on peut remarquer un "affrontement" entre deux blocs qui, pour lui, ne considèrent la Polynésie française que "comme un instrument électoral". Le député souligne qu'aucun des deux candidats de l'UMP ou du PS n'est venu en Polynésie française, un état de fait qu'il trouve pour sa part "choquant". A contrario, indique-t-il, "François Bayrou y est venu deux fois en deux ans".

 "Rétablir un état impartial, condition du développement économique"

Jean-Christophe Lagarde est venu tout d'abord exposer quelques points du programme du candidat du "centre", un programme auquel souscrivent Philip Schyle (Fetia Api) et Nicole Bouteau (No Oe e Te Nunaa), présents au côté du député tout au long de son séjour. Il a assuré tout d'abord que François Bayrou élu président de la République "rétablirait en Polynésie française un Etat républicain et démocratique, un Etat impartial, qui puisse garantir des institutions stables et un gouvernement stable". Et le député de pointer du doigt les conditions, selon lui, "non démocratiques" de la mise en place du statut de 2004 et de sa fameuse prime majoritaire. Cette impartialité de l'Etat, aux antipodes d'une relation de "copinage", est pour le député un préalable nécessaire au redémarrage de l'économie polynésienne dont les difficultés sont "amplifiées par les retournements politiques permanents".

Continuité territoriale et décentralisation

Jean-Christophe Lagarde a ensuite évoqué quelques propositions du candidat Bayrou pour la Polynésie française. Concernant l'emploi, il a rappelé qu'ici - comme en métropole - celui-ci favoriserait le développement des petites entreprises en leur permettant, notamment, de créer deux emplois avec des charges limitées à 10 % (cotisations retraite). Le candidat centriste propose aussi de revoir la défiscalisation en permettant à des petits revenus métropolitains de financer des programmes de logements sociaux polynésiens. La continuité territoriale doit également être revue et aménagée aussi en faveur des résidents ultramarins en métropole. "Il faut casser l'idée que la reconnaissance des langues régionales soit une atteinte à l'unité nationale", a défendu Jean-Christophe Lagarde en rappelant que "François Bayrou est Béarnais et parle le béarnais". Ce qui vaut, bien entendu, pour les langues polynésiennes qui devraient être reconnues dans les actes administratifs. Le député a aussi parlé de l'instauration d'une véritable décentralisation des archipels par rapport à Tahiti en "remettant les communes au coeur de l'action publique". "Vingt-cinq ans après la mise en place de la décentralisation en France, les communes de Polynésie française ne sont toujours pas considérées comme majeures", a-t-il souligné.

 Il a évoqué également une représentation du Pacifique au Parlement européen et la possibilité d'élire en Polynésie française un troisième député à l'Assemblée nationale à partir d'un nouveau découpage électoral: zone urbaine de Tahiti, zones rurales et archipels. Jean-Christophe Lagarde a rappelé, enfin, que François Bayrou s'est engagé pour un "développement durable" et que, premier candidat à avoir signé le pacte pour l'écologie, il entendait créer un poste de vice-Premier ministre chargé de l'Ecologie.

 Une alternative à "Sarkoflosse et Ségoscar"

 Précisant que le candidat Bayrou avait une véritable volonté de "briser le carcan qui paralyse la vie politique", française et polynésienne du fait de la bipolarisation UMP/PS et Tahoeraa/Tavini, M. Lagarde s'est dit inquiet, d'une part du "pacte" établi entre Ségolène Royal et le Tavini (composante indépendantiste majoritaire de l'UPLD) et, d'autre part d'"un nouveau coup de pouce donné à Gaston Flosse, si Nicolas Sarkozy était élu. Une inquiétude partagée par Philip Schyle qui a parlé de "Sarkoflosse et de Ségoscar", pour décrire le "système" en place et renchérir sur l'expression de M. Lagarde parlant d'une "longue laisse" entre Paris et la Polynésie française. Et parlant de la relation du président de la République avec la Polynésie française, Jean-Christophe Lagarde, sans nommer Gaston Flosse, a expliqué que pour le candidat Bayrou, celui-ci "ne doit pas être le frère du premier des Polynésiens, mais l'ami de tous les Polynésiens". Il n'a pas été plus tendre pour l'alliance Royal/Temaru: "Quelle promesse Ségolène Royal a-t-elle faite à Oscar Temaru, leader du parti indépendantiste Tavini? Lors des élections de 2002, celui-ci avait demandé à ses électeurs d'aller à la plage !"

François Bayrou veut "casser le système politique qui verrouille le fonctionnement d'une véritable démocratie", a enfin expliqué M. Lagarde, qui estime que les Français sauront donner une majorité présidentielle aux élections législatives si François Bayrou est élu.

 
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