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Accueil Élections Territoriales Programme Territoriales 2008

22

Jan

2008

Programme Territoriales 2008 PDF Imprimer Email

Améliorons notre qualité de vie : mettre en place un transport en commun efficace et moins polluant, une priorité au service de la Population

Constat

  • Le système des transports en commun ne fonctionne pas : embouteillages à n’en plus finir, l’ensemble du territoire n’est pas desservi.

Causes

  • Pas de volonté politique de faire avancer le dossier.
  • Développement anarchique de l’aménagement de la zone urbaine (pas de vision du développement à long terme,….)

Conséquences

  • Baisse de la qualité de la vie : pollution, stress, fatigue, nouvelles maladies respiratoires, temps perdu pour les loisirs et la famille, difficultés scolaires pour les enfants, perte économique.

Objectifs

  • Réduire les embouteillages et desservir l’ensemble du territoire avec des transports en commun moins polluants.

Mesures

  1. Investissement massif des pouvoirs publics pour mettre en place un cadre favorable au développement des transports en commun :
    • libérer une voie pour les transports en commun sur le front de mer et l’avenue Prince Hinoï ;
    • installer des arrêts de bus avec abris sur l’ensemble des itinéraires à mettre en place, ... ;
    • quadriller tout le Territoire en desservant le fond des vallées et les hauteurs (de 5h00 du matin  à minuit le soir) ;
    • mettre en place des tickets, des  abonnements mensuels ou annuels avec un tarif normal et un tarif très réduit (personnes au RST et scolaires) et gratuité pour les personnes handicapées et les plus  de 60 ans ;
    • plus le véhicule est puissant, plus il sera taxé : mise en place d’une vignette pour financer la gratuité du transport en commun pour les personnes handicapées et les plus de 60 ans ;
  2. Garantir par la réglementation un transport en commun non polluant.


Réglons enfin le problème du foncier pour un accès au logement du plus grand nombre

Le foncier : « un Homme sans langue et sans terre est un Homme perdu »

Constats

Les problèmes fonciers sont nombreux en Polynésie :
  • Les ¾ des demandes de règlement devant les tribunaux sont des demandes de partage de terres ;
  • Il y a plus de 500 dossiers qui attendent d’être traités au tribunal ;
  • Pour régler un dossier pour sortir de l’indivision, il faut compter en moyenne 3 à 4 ans d’attente parfois jusqu’à 30 ans ;
  • Les revendications foncières se sont multipliées depuis 2004.

Causes

  • Les problèmes d’état civil, de généalogie (difficulté à établir la généalogie des ayants-droit) ;
  • Actuellement au niveau de la loi, il faut l’accord de tous les propriétaires de la terre à partager, ce qui rend les procédures parfois très longues ;
  • Manque de personnel (juges, greffiers, juristes, administratifs) et de moyens financiers pour régler le problème du foncier en Polynésie (aujourd’hui, 1 seul juge des affaires foncières pour un territoire aussi grand que l’Europe et  manque de relais administratifs dans les archipels) ;
  • Le cadastrage du territoire n’est pas terminé. Par ailleurs, le cadastrage réalisé comporte des erreurs. Donc il est contesté par des riverains qui n’ont pas été consulté.
  • Le coût de la sortie d’indivision est important pour beaucoup : enregistrement, transcription, traduction des actes (ex. pour traduire un « tomite fenua » : 6 000 FCFP la page au service de la traduction );
  • La langue : les actes, « tomite » et actes d’État civil rédigés en langues polynésiennes, sont reconnus par la justice et l’administration seulement s’ils sont traduits en langue française.

Conséquences

  • Familles déchirées par de nombreux conflits ;
  • Frein au développement économique et social ;
  • Impossibilité pour les familles d’exploiter leurs terres et de se réinstaller dans les îles.

Objectifs

  • Permettre aux familles polynésiennes d’exploiter leur terre à Tahiti et dans les autres îles afin de favoriser le développement économique et une plus grande cohésion sociale.

Mesures

Le règlement du foncier passe en 1er lieu par un dialogue avec l’État.

  1. Mettre en place le tribunal foncier chargé de régler les problèmes de terre (prévu dans le statut de 2004) avec les moyens pour son fonctionnement : magistrats, juristes, interprètes et traducteurs ;
  2. Faire voter une Loi de Pays qui permettra de simplifier la procédure de partage ;
  3. Prise en charge partagée de l’assistance judiciaire en matière foncière  par l’Etat et le Pays ;
  4. Terminer le cadastrage des terres en Polynésie ;
  5. Reconnaître les langues polynésiennes dans toutes les relations  entre les citoyens et les administrations : demander pour cela une modification de la Constitution française.

LE LOGEMENT : Fondement de la Famille

Constats

  1. Pas assez de logements sociaux par rapport à la demande (7500 demandes en attente) ;
  2. Trop de logements insalubres sur la zone urbaine de Tahiti ;
  3. Les jeunes ménages ont du mal à accéder à la propriété ;
  4. Difficulté pour ceux qui n’ont pas de revenus réguliers d’obtenir un prêt au logement ;
  5. Architecture des logements sociaux mal adaptée au climat et au mode de vie polynésien.

Causes

  1. La question du logement a été sous-estimée : absence de vision à long terme.
  2. Aucune politique de résorption de logements insalubres.
  3. Cherté des terres.
  4. Pas de salaires réguliers.
  5. Copier/coller des HLM métropolitains absolument pas adaptés au mode de vie polynésien.

Conséquences

  • Problèmes familiaux, promiscuité, autonomie tardive des jeunes ménages, perte d’espoir en l’avenir car leurs projets n’aboutissent pas.

Objectifs

  1. Anticiper les besoins en logements sociaux pour les dix prochaines années ;
  2. Permettre aux jeunes ménages d’accéder plus facilement à la propriété ;
  3. Permettre à ceux qui n’ont pas de revenus réguliers d’accéder à la propriété ;
  4. Construire des logements sociaux plus traditionnels et communautaires avec des lieux de vie adaptés au mode de vie polynésien.
  5. Résorber le logement insalubre dans la zone urbaine de Tahiti.

Mesures

  1. Élaborer un schéma directeur de l’habitat pour les ménages polynésiens pour les dix prochaines années afin de garantir une égale répartition des logements en fonction des besoins des communes et des archipels.
  1. Taxer les plus-values de la spéculation immobilière afin d’obtenir des prêts à taux très réduits pour les jeunes ménages (dans le cadre d’une première acquisition).
  2. Proposer aux familles bénéficiaires de logements sociaux qui ne peuvent plus assurer le paiement du loyer, la possibilité d’exercer une activité d’intérêt général ou de service à la personne à mi-temps. Ce travail indemnisé garantit le paiement du loyer et est assorti à l’obligation de suivre une formation favorisant un retour à l’emploi.
  3. Généraliser la construction des habitations de types modulaires avec espace de loisirs (terrain de jeu, jardin d’enfants, …) communautaires et en privilégiant l’architecture traditionnelle.
  4. Obtenir des financements de la Communauté européenne pour la mise en œuvre d’une politique du logement, notamment concernant la résorption de logements insalubres.

Jeunesse – Formation – Emploi au cœur du projet No Oe E Te Nunaa

Constats

  1. Plus de 50 % de la population à moins de 25 ans : la plus grande part des sans emplois et des demandeurs d’emploi concerne la tranche d’âge des 18-26 ans.
  2. 70% de la population vit sur l’île de Tahiti (180 000 personnes).
  3. Il n’existe aucune représentativité au sein des institutions du Pays.

Causes

  1. Il n’y a pas de cartographie en temps réel des besoins en emplois : absence de politique de l’emploi à moyen et long terme.
  2. Il n’y a pas d’évaluation systématique des compétences des jeunes au sortir du système scolaire.
  3. Les politiques en place ne sont pas prêts à partager le pouvoir avec les jeunes générations et cumul des mandats.

Conséquences

  1. Perte d’espoir en l’avenir, inquiétude des jeunes et des familles, remise en cause du système car même si tu es diplômé(e) tu ne trouves pas forcément d’emploi en lien avec les études effectuées.
  2. Pas assez de postes occupés par des jeunes polynésiens en raison du manque de qualification, de qualifications mal adaptées au marché du travail (sur-diplômés, qualification inadaptée).
  3. Démotivation vis-à-vis de la Politique c'est-à-dire l'impression que tout est déjà joué d’avance et que le Pouvoir n’est pas a partagé, fort taux d’abstention lors des échéances électorales de cette tranche d’âge, fossé grandissant entre les élus et la jeunesse.

Objectifs

  1. Donner une place à la jeunesse au sein du jeu politique.
  2. Réduire de 50 % en 10 ans le nombre de jeunes des 18 - 26 ans sans emploi.

Mesures

  1. Élaborer une Charte dont les signataires s’engageraient à intégrer une forte proportion des jeunes de   18-26 ans sur leur liste électorale (dans le cadre des élections territoriales et municipales).
  1. Nommer un « délégué interministériel », représentant élu par le Conseil des Jeunes afin de promouvoir dans tous les secteurs de la vie publique les projets portés par les moins de 30 ans.
  2. Créer un observatoire de l’emploi pour les entreprises: réaliser une cartographie de l’emploi en identifiant les besoins en personnel pour l’orientation scolaire ou universitaire des jeunes en fonction des réels besoins du Pays.
  3. Permettre à tout jeune de 18-26 ans sans emploi ou demandeurs d’emploi d’apprendre un métier pendant 1 à 2 ans indemnisé par les entreprises et le Pays, avec obligation de remboursement en cas d’abandon.
  4. La décentralisation comme facteur de développement, de création d’activités et d’emploi.


L’économie : Développement du pouvoir d’achat, fiscalité et création de richesse

Développement du pouvoir d’achat et fiscalité

Constats

  1. La facture d’électricité du Pays est l’une des plus chères au monde et s’est de pire en pire.
  2. Cherté pour se loger, pour se nourrir….
  3. Le panier de la ménagère coûte de plus en plus chère.
  4. Une fiscalité injuste.

Causes

  1. Plus de 75 % de l’électricité est produite grâce au pétrole et sa consommation ne cesse d’augmenter (+4,2 % en 2006). Le prix du pétrole n’arrête pas d’augmenter ; Monopole de l’EDT – absence de concurrence et donc pas de baisse des prix ;
  2. Absence de concurrence dans la grande distribution ;
  3. Des dépenses publiques importantes non justifiée : argent public gaspillé ;
  4. Le coût important de l’accession à la propriété et au logement qui pèse de plus en plus dans le revenu des ménages.

Conséquences

  1. Moins de pouvoir d’achat.
  2. Les prix restent élevés.

Objectifs

  1. Augmenter le pouvoir d’achat des familles
  2. Favoriser une fiscalité plus juste
  3. Augmenter la part des énergies renouvelables en redéfinissant la politique énergétique polynésienne et en fournissant 50 % de la consommation électrique dans les 10 prochaines années par les énergies renouvelables.
  4. Faire baisser les prix, plus particulièrement ceux des productions locales.
  5. Encourager la distribution et la commercialisation des produits locaux.

Mesures

  1. Réduire de 20% les dépenses publiques de fonctionnement sur une mandature de 5 ans.
  2. Faire appliquer le taux le plus fort de défiscalisation prévu par la loi de défiscalisation locale pour les entreprises prônant les énergies renouvelables (la loi locale prévoit l’application d’un des taux les plus faibles).
  3. Négocier  à terme le rachat par EDT du kilowatt/heure produit par les énergies renouvelables.
  4. Favoriser l’équipement en énergie renouvelable des nouvelles constructions à l’aide de prêt à taux 0 %.
  5. Étendre la continuité territoriale aux archipels pour réduire les coûts du fret maritime et aérien des productions locales afin d’encourager leur écoulement par la grande distribution.

Création de richesse

Constats

  1. Trop d’importations par rapport aux exportations, pas assez de création de richesse.
  2. Stagnation du tourisme.

Causes

  1. Déséquilibre de la balance commerciale : baisse du coût de la perle, produits à valeur ajoutée (agroalimentaire et cosmétique) encore peu développés à l’exportation.
  2. Offre ne correspond pas à la demande, mauvaise qualité de service et d’accueil, nature dégradée, peu de personnels qualifiés.

Conséquences

  1. Taux de croissance faible : 2,4 % en 2006.
  2. Trop grande dépendance économique vis-à-vis de la Métropole.
  3. Retour négatif : altération de l’image de la Polynésie française.

Objectifs

  1. Réduire le déséquilibre commercial dans les 15 prochaines années.
  2. Améliorer la qualité de service et de l’accueil, de l’offre hôtelière et développer les marchés spécialisés.

Mesures

  1. Augmenter les volumes d’exportation des produits alimentaires et produits cosmétiques (dérivés du noni, du monoï, huile essentiel de tiare, de tamanu,…)  en investissant dans des structures de production délocalisées, en augmentant la surface cultivable et en professionnalisant la cueillette et la transformation des matières premières.
  2. Développer les mesures facilitant la création d’entreprises et le soutien de leurs activités (ex : Mettre en place d’une Charte de qualité pour les produits locaux) ;
  3. Tourisme :
    • Assurer un service de transport en commun minimum le week-end.
    • Développer les animations musicales, culturelles, sportives dans l’agglomération et en dehors.
    • Développer le tourisme de niche : surf, golf, nautisme, écotourisme … : mettre en place les infrastructures adaptées (marinas, sentiers de randonnées, parcours culturels, ….)
 
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