|
|
Forum
Forum No Oe E Te Nunaa
Cliquez pour accéder au premier Forum de discussion polynésien.
Accéder...
Adhésion
Adhésion
Cliquez pour accéder au formulaire d'adhésion à No Oe E Te Nunaa.
Accéder...
Contacts
Contacts
Cliquez pour accéder aux pages de contacts, le plan d'accès à la Permanence et l'organigramme.
Accéder...
L'association No To'u fenua nous a adressé un questionnaire portant sur le thème du développement durable.
Note : à l 'origine, le questionnaire ne permettait de ne répondre que par oui ou non. Devant la complexité de ces problématique, nous avons préféré développer un peu nos réponses, tout en restant concis.
1 Nous demandons la mise en place
d'un ministère du Développement durable, transversal et ayant autorité sur les
autres ministères
Le gouvernement que vous
formerez l'instituera-t-il ?
Oui.
Il s'agit de la manière la plus efficace d'insuffler les principes du
Développement durable dans un Gouvernement et ses Services. Mais ce n'est pas
le seul et les Communes, par exemple, ne doivent pas être oubliées dans ce
processus.
2 Nous demandons la création d'un
véritable corps de « police verte » (interaction fonctionnelle commune-pays) à
même de relever et de sanctionner pollutions, nuisances sonores, extractions
sauvages, etc....
La mettrez-vous en place et lui
en donnerez-vous les moyens ?
Oui.
Il s'agit du seul moyen pour appliquer le principe du pollueur/payeur (principe
datant de 1975 !).
3 Nous demandons à ce que les
associations deviennent de véritables partenaires dans les processus de prise
de décisions en matière de développement durable (environnement, économie,
société, culture)
Vous engagez-vous à les
consulter et à tenir compte de manière transparente de leurs avis ?
Oui.
C'est déjà le cas de manière globale à travers le CESC où par contre le poids
de l'environnement est bien trop faible (et donc un équilibrage est nécessaire,
comme cela et envisagé pour le CES en France). D'une manière générale, les
associations sont un acteur essentiel de la démocratie participative, et donc à
consulter dans tout projet de développement.
4 Nous estimons qu'une véritable
stratégie de développement durable incluant une synergie des acteurs
(institutionnels, économiques,
associatifs) et des moyens, doit favoriser la mise en place d'une pédagogie
adaptée.
Êtes-vous
favorable à la mise en place d'un centre pilote, également lieu de rayonnement
écoculturel et de dynamisme économique?
Oui.
La formation continue, les Agenda 21, etc. sont des processus indispensables.
Et la "nouveauté" de certaines approches nécessite une pédagogie
adaptée, donc des processus de formation et d'accompagnement technique.
5 Il existe une taxe
« verte » qui rapporte 2,5 Milliards Fcfp/an. Nous demandons son
affectation intégrale et transparente à des actions en faveur de
l'Environnement
Vous engagez-vous à le faire ?
Oui.
La TEA est actuellement dédiée à la préservation de l'environnement et à
l'agriculture. Le principal reproche que l'on puisse lui faire est d'être
versée au budget général, ce qui ne garantit pas son affectation à ces
secteurs.
6 Il existe désormais une loi
métropolitaine de taxation « malus-bonus » sur les véhicules, en
fonction de leur taux de pollution, et
en application de la clause "pollueur-payeur"
Proposerez-vous une "loi du
pays" permettant son application en Polynésie française ?
Oui.
Le principe d'incitation ET de contrainte est le plus susceptible de générer
une modification des comportements. Leur application doit cependant être
progressive de manière à garantir une neutralité des coûts pour la Communauté.
Dans le cas présent, il s'agit d'un procédé qui a un impact local fort
(amélioration de la qualité de l'air donc diminution des affections
respiratoires) et un impact global (participation à la maîtrise de la
production de gaz à effets de serre).
7 Nous demandons une vigilance
renforcée vis-à-vis des produits importés polluants et/ou non recyclables ainsi
qu'un contrôle phytosanitaire efficace de l'introduction de plantes et
d'animaux.
Vous engagez-vous à faire
appliquer correctement les textes existant et à les renforcer si nécessaire ?
Oui.
Mais il s'agit de deux choses différentes. Nous avons prévu des systèmes
permettant d'inciter les importateurs à infléchir le choix de leurs produits
vers ceux ayant le moins d'impact nuisible pour la Communauté. En ce qui
concerne le danger extrême d'espèces susceptibles d'être introduites, les
système de contrôle dans les aéroports et ports doivent être sérieusement renforcés.
8 Nous demandons que les commerçants
soient impliqués dans le processus de récupération et de recyclage, de tous les
matériels encombrants et/ou polluants
(dont électroménagers, électroniques etc.) qu'ils importent et
commercialisent
Êtes-vous favorable à la mise en
place de cette disposition désormais applicable en Europe ?
Oui.
Pour le matériel susceptible d'être prise en charge (électronique, batteries,
etc.) dans le cadre du traitement des déchets en Polynésie et en s'assurant
d'une équité de traitement pour les commerçants. Celle-ci doit être un devoir
mais pas une charge pour lui car il s'agit aussi d'une problématique de la
Communauté (les consommateurs) dans son
ensemble.
9 Nous demandons l'application
intégrale et stricte de la réglementation concernant les terrassements, les
extractions et les remblais (sans passe-droit ni « régularisation »), notamment
celle de l'art D 100-3 du code de l'aménagement
Vous engagez-vous à donner les
moyens nécessaires aux services en charge de ce contrôle ?
Oui.
Par des exigences poussées des dossiers a priori, et un contrôle accru a
posteriori.
10 Nous demandons la mise en place d'un
plan d'urgence pour éradiquer la petite fourmi de feu, ainsi qu'un programme
concret et suivi de lutte biologique contre les autres fléaux de l'agriculture
polynésienne
Vous engagez-vous à faire une
priorité de ces problématiques ?
Oui
sur la nécessité de prendre en compte sérieusement ce fléau mais Non sur la
formulation. Le terme de priorité n'est pas juste. Il doit être intégré au même
titre que les autres fléaux qui touchent notre société, en posant clairement
les problématiques, les enjeux et les impacts sur les autres secteurs de la
société (agriculture, tourisme, économie, etc.). Cependant, il est clair que
les moyens mis à disposition actuellement pour lutter contre ces pestes sont
clairement insuffisants.
11 Nous demandons la mise en place, à Tahiti, d'un vrai service
public de transports en commun, écologique, sécuritaire et régulier, pour faire
cesser la saturation polluante du réseau routier
Vous engagez-vous à proposer un
plan sur le long terme ?
Oui.
A travers un système de tramway en site propre (une voie réservée de Outumaoro
au Camp d'Arue), le tout desservi par des navettes de vallées et de crêtes et
associé à des parkings à l'entrée et dans la ville, ainsi que des navettes
lagonaires. Redonner toute la place également aux piétons et aux vélos en zone
urbaine. Le principe de transport écologique doit être mis en place
progressivement. Il s'agit effectivement d'un plan sur le long terme mais des
aménagements avec des effets significatifs sur la mobilité sont prévus sous 4
ans.
12 Il existe des systèmes de traitement
des déchets non polluants, réduisant leur volume de plus de 90% et produisant
de l'énergie. Nous demandons leur mise en place ainsi que celle de banaliseurs
pour les déchets hospitaliers
Vous engagez-vous à examiner et
à promouvoir ces solutions économiquement viables et écologiquement acceptables
?
À considérer
suivant la situation (pyrolyse) et Oui (banaliseurs déchets hospitaliers). Le
principe de la pyrolyse est intéressant mais il ôte de son intérêt au tri (ne
serait-ce que son intérêt pédagogique) et son coût doit être bien estimé dans
nos conditions polynésiennes. Il peut-être
intéressant cependant en site isolé (une île) si le volume à traiter
s'avérait adapté.
13 À titre d'exemple, nous demandons la
généralisation des chauffe-eau solaires et
des ampoules à basse consommation dans les futures constructions, en
premier lieu son obligation dans les programmes de lotissements sociaux et de
l'administration.
En prémices à une politique
volontariste de développement "écologiquement maîtrisé" de l'habitat,
y êtes-vous favorable ?
Oui. Ce sont des mesures très simples
à mettre en place et énergétiquement "évidentes" (dans le sens où ces
mesures devraient être en place depuis bien longtemps).
14 Nous demandons aux pouvoirs publics
de favoriser par tous moyens (financiers, fiscaux, etc.) le développement d'alternatives à notre dépendance pétrolière
actuelle, qui est économiquement et écologiquement dangereuse
Est-ce une priorité de la
politique énergétique que vous voulez mettre en place ?
Oui.
En particulier fixer des prix de rachat des énergies alternatives par le
délégataire : les entrepreneurs et les investisseurs doivent avoir une vision
claire pour développer tout type de projet dans ce secteur. Sinon, rien ne
pourra jamais émerger (et ce sont pourtant les conditions actuelles, preuve que
les Gouvernements précédents n'ont pas tant à cœur que ça de développer notre
Pays. Rappelons que le secteur des énergies renouvelables est un fort
pourvoyeur d'emplois).
15 A l'instar des dispositions prises
aux Antilles, nous demandons la mise en place en Polynésie française d'un
organisme d'analyse et de contrôle
assurant une sécurité constante, et régulièrement vérifiable, des produits
alimentaires
Êtes-vous décidés à prendre au
sérieux la menace des pesticides sur la santé des populations et de l'environnement
?
Oui.
Le rôle du SDR doit être renforcé dans ce domaine en s'appuyant sur des
laboratoires de contrôle, si possible locaux. Cependant, il est à préciser que
nous ne sommes pas dans les conditions des Antilles : notre situation sanitaire
dans ce domaine est moyen (donc améliorable) mais pas catastrophique.
16 La FAO vient de reconnaître
l'agriculture biologique comme un gage de sécurité alimentaire,
quantitativement et qualitativement. Nous demandons l'institutionnalisation en
Polynésie française de cette filière agronomique
Contribuerez-vous à promouvoir
les textes ad hoc ainsi qu'à encourager et faciliter leur application ?
Oui.
Mais pas sa généralisation. Cela reste un choix de l'agriculteur car toutes les
terres ne sont plus propices à l'agriculture "bio". Les produits
doivent être clairement identifiables, voire labellisés.
17 Nous demandons que soient favorisées
(détaxation, aides, fiscalité...) les filières d'emplois participant à la
préservation et à la mise en valeur de notre patrimoine naturel et culturel
Mettrez-vous en place les moyens
législatifs, fiscaux et financiers nécessaires ?
Oui.
Dans la limite des budgets disponibles. Il est à noter par ailleurs que des
sources de financement des associations existent déjà. Par exemple, l'utilité
publique reconnue permet de disposer de dons d'entreprises qu'elles peuvent
intégrer dans leurs charges à hauteur de 1‰ de leur chiffre d'affaire. Compte
tenu de l'importance des effets du tissu associatif, ces dispositifs pourront
être amplifiés. Des dispositifs adaptés permettront aussi de pallier aux
difficultés posées par le nouveau statut de la Polynésie française qui, sans
les empêcher, rend bien plus difficile les actes de subventionnement.
18 La sagesse populaire dit "Matarii raro te tau no te toperaa
tumu", aussi les administrations devraient donner l'exemple. Nous
demandons que cesse l'élagage des arbres du domaine public, en plein
bourgeonnement en période de Matarii Ni'a
Souhaitez-vous promouvoir une
harmonisation des activités humaines avec l'environnement naturel du fenua ?
Oui
sur le principe, mais l'exemple donné est anecdotique. Il y a bien des domaines
où cette harmonisation est plus cruciale.
19 Certains sites culturels doivent être
inscrits sur la liste des sites classés afin de bénéficier d'une reconnaissance
et d'une protection du Pays. Nous demandons ( par exemple) l'inscription du promontoire
de Tataa (à Tahiti) et d'autres sites sacrés du fenua sur cette liste.
Sous votre gouvernance, ce type
de demande "culturelle" en conflit avec des intérêts privés sera-t-il
néanmoins soutenu ?
Oui
sur l'importance des sites culturels et la nécessité d'en assurer la
préservation mais Non sur la formulation. On ne peut avoir systématiquement ce
type d'approche basique. Il est nécessaire de mettre à plat ce que souhaite la
Communauté pour son avenir, dans le cadre d'un objectif partagé de développement
durable. Il reste que les sites culturels sont irremplaçables et que des
aménagements peuvent bouleverser à jamais ces traces de notre passé : ce sont
donc des contraintes fortes pour tout aménagement et il paraît difficile d'y
valider l'installation de structures qui pourraient tout à fait être installées
ailleurs.
20 Soutiendrez-vous les démarches en
cours pour que toute la lumière soit faite ( et que l'information soit rendue
publique) en ce qui concerne la contamination radioactive due aux essais nucléaires
du CEP ainsi que leurs conséquences sanitaires ?
Êtes-vous pour la levée de la
"loi du silence" en la matière ?
Oui.
Il est également essentiel que l'État reconnaisse et assume en toute
transparence ces conséquences sanitaires.
|
|
|