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Les Nouvelles de Tahiti nous ont adressé un questionnaire publié chaque jour dans ses pages depuis le 21 janvier. Retrouvez en ici l'intégralité.
Note : à l 'origine, le quotidien nous avait demandé de rester à 2 000 caractères. Ce seuil n'a cependant pas été respecté par la quasi-totalité des autres partis, et ce dés le premier jour. Ainsi, nous avons égalemement par la suite augmenté notre quota. Ceci explique les réponses très condensées des premiers jours.
- Lundi 21 janvier : Engagements et alliances1- Quelles sont les garanties que vous pouvez donner aux électeurs de respecter demain les engagements que vous énoncez aujourd’hui ?
Nous portons très haut le respect de la parole donnée. Les positionnements politiques, les obstacles surmontés du parcours de No Oe E Te Nunaa témoignent de notre constance, de notre intégrité, de notre honnêteté et de notre engagement sans compromissions au service de l’intérêt général.
2- Le nouveau mode de scrutin à deux tours permet de fusionner avec d’autres listes après le premier tour pour rechercher une majorité stable, et permettre ainsi aux électeurs de se prononcer au second tour en toute connaissance de cause. Afficherez-vous vos alliances au su et au vu de l’électorat avant le vote du 10 février ?
Au regard des résultats du premier tour, dès le lendemain des élections, nous déterminerons notre positionnement pour le second tour. Nous serons ouverts à toute discussion et l’effort affiché pour moraliser la vie politique sera notre fil conducteur en vue d’une éventuelle alliance axée sur l’intérêt général.
3- Le projet de convention soumis en juillet dernier par Gaston Flosse à Oscar Temaru, qui n’a pas été signé, proposait un partage du gouvernement et de l’assemblée entre leurs deux partis après les territoriales, et l’engagement de négociations avec l’Etat pour évoluer vers un statut de "Pays associé". Etes-vous aujourd’hui favorable à un gouvernement "d’ouverture", et envisagez-vous de négocier une nouvelle évolution statutaire de la Polynésie ?
Aucun parti ne peut plus gouverner seul. L’ouverture est donc nécessaire pour gérer le Pays. L’alliance UPLD/Tahoeraa vise au partage du pouvoir. L’un défend les accords de Tahiti Nui, l’autre les repousse.
Il n’y a donc pas une réelle volonté de mettre en place un projet de société commun.
No Oe e te Nunaa milite pour une réforme du statut depuis son adoption en 2004. Il nous a été confié de larges compétences sans y associer les moyens financiers suffisants.
Donnons-nous les moyens humains de mettre en œuvre ces compétences avant d’en demander de nouvelles. Par exemple, rendons opérationnelle l’océanisation de nos cadres par la formation.
Par ailleurs, nous modifierons le statut dans le sens d’une plus grande démocratisation et décentralisation des institutions :
- L’Assemblée de Polynésie doit exercer un contrôle plus soutenu sur l’action du gouvernement. Par exemple, la création et la suppression des services et établissements publics doivent de nouveau relever de la compétence de l’Assemblée de Polynésie et non pas du gouvernement.
- La loi organique vient de faire passer l’indemnité de chômage ministérielle (1,057 million/ mois !) de 6 à 3 mois. Nous la supprimerons.
- Les communes ont bénéficié du transfert de nouvelles compétences (l’assainissement, la potabilité de l’eau ainsi que le traitement des déchets), l’Etat n’y a pas associé les moyens financiers requis.
- Les populations des îles sont frustrées pour cause d’absence de décentralisation, nous ferons participer aux décisions l’ensemble des forces vives du Pays en réintroduisant le Conseil des archipels dans le statut.
- Mardi 22 janvier : Education
1- La dernière mission de l’inspection générale de l’Education nationale relevait que les élèves polynésiens ont en moyenne des résultats de 6 points inférieurs aux plus mauvais résultats du système scolaire français. Quelles sont vos propositions pour sortir de la spirale de l’échec scolaire ?
- Améliorer les conditions d’accueil et l’encadrement. Construire des internats et rénover l’existant en priorité. Ouvrir les établissements scolaires pendant les vacances et y proposer des activités encadrées par les associations. Former les nouveaux professeurs pour les aider à pratiquer une pédagogie adaptée au public scolaire polynésien.
- Prendre en compte l’environnement pluriculturel de la Polynésie. Deux facteurs augmentent les difficultés d’apprentissage : le passage à l’écrit difficile dans une société de tradition orale, puis la pratique des langues polynésiennes à la maison et du Français à l’école. C’est pourquoi, les enfants doivent d’abord se structurer dans leur langue maternelle afin de pouvoir ensuite maîtriser le Français indispensable pour réussir à l’école. Le reo tahiti sera donc rendu obligatoire en collège et renforcé jusqu’à l’université tandis que sur TNTV devenue télévision éducative, chaque émission en Français sera sous-titrée en Tahitien et vice-versa.
- Optimiser l’orientation des élèves en 5eme et fin de 3eme voulant entrer rapidement dans la vie active en créant des Centres de Développement Professionnels. Donner les moyens aux filières professionnelles et techniques (CJA, MFR, CETAD, CAP, BEP) de dispenser un enseignement performant de qualité.
2- Tous les matins, des enfants doivent se lever à 4 heures pour aller à l’école. Comment remédier à cette situation ? Comptez-vous par ailleurs à nouveau modifier le calendrier et les rythmes scolaires, et dans quel objectif ?
Ces difficultés d’éloignement et de transport sont un frein important à la réussite scolaire. C’est pourquoi nous mettrons en place un service de transport public performant avec contrôle technique et abris bus. Les bus scolaires ponctuels et sécurisés transporteront les enfants au plus près de leur domicile et desserviront fonds des vallées et hauteurs. Les parents tranquillisés choisiront plus volontiers le bus devenu plus rapide que la voiture grâce à l’ouverture de voies spécifiques. Il y aura moins d’embouteillages, les enfants pourront se lever plus tard.
3- Comment donner confiance aux parents dans leurs responsabilités éducatives ? Quelles mesures d’accompagnement, de prévention, de soutien ?
(Question posée par l’Association familiale catholique)
Trop de parents n’ont plus les moyens de suivre et de soutenir la scolarité de leurs enfants. Pour les aider, il faut :
- Développer les cours de soutien scolaire aux enfants en difficulté chaque soir 1 à 2 heures après l’école. Soutien dispensé par des étudiants et financé par l’EPAP.
- Permettre aux parents de confier en semaine leurs enfants à des internats où ils pourront travailler dans de bonnes conditions avec le soutien de bénévoles retraités et de professionnels de l’éducation,
- Créer une école de parents qu’on formera à suivre la scolarité de leurs enfants, à comprendre le fonctionnement de l’école, à déchiffrer les consignes de travail données par les professeurs pour chaque niveau de classe.
- Mercredi 23 janvier : Logement - Aménagement1- Le coût de la construction immobilière est exorbitant dans les îles, et à Tahiti les prix des terrains et des maisons sont inaccessibles pour les familles aux revenus intermédiaires. Qu’allez-vous mettre en place pour abaisser le coût des matériaux de construction dans les îles et faciliter l’accession à la propriété des familles aux revenus ne relevant pas du social (moins de 2,5 SMIG) et n’ayant pas des revenus supérieurs à 5 SMIG ?
(Question posée par l’association de défense des consommateurs Te Tia Ara)
Notre action en faveur d’une accession du plus grand nombre à la propriété se déroule sur plusieurs plans :
- Tout d’abord, nous actionnons notre politique foncière pour sortir de l’indivision : mettre en place le tribunal foncier, faire voter une Loi de Pays simplifiant la procédure de partage, achever le cadastrage des terres.
- Le frein principal de la construction individuelle réside dans le coût des terrains. La mise à disposition de terrains pour les personnes à faible revenu est nécessaire : la création de lotissements/groupe de terrains est alors à la charge de la collectivité qui s’occupe ensuite de revendre ses terrains aux personnes concernées par le niveau de salaire.
- Parallèlement, nous proposons aux jeunes ménages qui veulent s’installer la possibilité de contracter un prêt bancaire à taux très réduit : mesure financée en taxant plus fortement la spéculation immobilière.
- Nous étendons le principe de la continuité territoriale à tous nos archipels, pour rendre enfin acceptable le coût du transport interinsulaire des personnes et des matériaux de constructions.
Nous jouons ainsi de tous les leviers économiques et fiscaux afin d’encourager le retour dans les îles des familles qui désirent exploiter leurs terres et y construire leur logement.
Par ailleurs, nous proposons que la desserte maritime devienne un service public qui pourra être délégué aux transporteurs privés sur les îles desservies.
2- Quelles sont vos propositions concrètes pour améliorer la circulation en zone urbaine, éviter l’asphyxie du réseau routier et selon quel calendrier précis de réalisation ?
Une réalité bien connue des urbanistes : plus on crée de routes, plus elles se remplissent de voitures… Créer une vraie mobilité, au-delà du « tout-voiture », passe par aménager et desservir mieux.
Avant 3 ans : résolution des points noirs cassant la fluidité de la circulation (secteurs Hinoi, Tipaerui, Pont de l’Est etc.), voies pour vélos et piétons en centre-ville (dont location de type Vélib électrique), aménagement de zones vertes, culturelles et de loisirs (Front de mer).
De 4 à 7 ans : voie spéciale tramway (de Outumaoro au Camp d’Arue), voie desservie par des navettes rapides venant des vallées et des hauteurs, 4 gares routières en ville et à ses entrées, desserte lagonaire à 10 points d’accès, zones vertes (Tarahoi).
Pour les 15 prochaines années : volonté politique forte de décentralisation en délocalisant administrations, commerces, écoles, entreprises afin de désengorger la zone urbaine de Papeete.
3- La Polynésie n’est toujours pas dotée d’un réseau de transport en commun digne d’un pays développé. Quelles sont vos propositions à très court terme pour résoudre cette situation et quid des 130 bus chinois ?
Il est indispensable de faire un effort sans précédent en investissant massivement dans un transport public propre et efficace avec abris bus, gares routières et terminus sécurisés au service véritablement des besoins du grand public et des scolaires.
Ce dispositif doit être étendu à l’île de Moorea. La délégation de service public confiée aux 3 sociétés de transport en commun sur l’île de Tahiti doit également faire l’objet d’un bilan d’exécution.
Le dossier affligeant des bus chinois est devenu un contentieux. Il est indispensable de disposer de toutes les informations financières liées à ce dossier afin de valider ou d’invalider leur achat : car au final, c’est encore l’usager qui paye les erreurs de gestion du gouvernement. C’est un vaste gâchis avec une ardoise de 1,2 milliard et des bus facturés 30 % en plus du prix normal.
- Jeudi 24 janvier : Protection sociale
1 – Le mode de financement actuel du système de protection sociale est devenu insuffisant pour assurer sa pérennité. Envisagez-vous d’élargir l’assiette de financement en faisant appel à la fiscalisation ? De quelle manière ? (Question posée par le Conseil des Entreprises de Polynésie française)
Les politiques en matière de maladie et de retraites conduites par les gouvernements répondent souvent à des considérations électoralistes, sans se soucier du financement à long terme. Un audit global de notre système de santé est indispensable. Les représentants de la CPS, les professionnels de santé et les membres de la société civile doivent s’attacher sérieusement à définir ensemble un plan de financement sur la manière de sauvegarder notre système de protection sociale basé sur la solidarité. Les leviers sont les suivants : développer fortement la prévention, responsabiliser l’usager, promouvoir les médicaments génériques moins chers. Il s’agit de peser sur la consommation raisonnable et juste des indemnités journalières, niche d’économie non négligeable engageant conjointement les assurés et les médecins. Elle induirait par la même occasion une amélioration du rendement des entreprises qui, par ailleurs pourraient participer à des programmes de prévention et de coaching santé. Pour optimiser l’utilisation de la CST qui a une assiette plus large que les cotisations, nous préconisons d’en augmenter les taux pour les tranches d’imposition les plus élevées : mesure moins douloureuse pour les salariés et les entreprises que l’augmentation des taux de cotisations sociales qui pénaliserait beaucoup plus la croissance économique.
2 – Des sonnettes d’alarme sont tirées sur la question du financement du lourd budget de fonctionnement de l’hôpital de Taaone. Quelles solutions envisagez-vous et comment gérer au mieux ce nouveau centre hospitalier ?
L’option de la construction d’un nouvel hôpital surdimensionné qui centralise les soins et coûte 32 milliards a été choisie en dépit des besoins en médecine de proximité de nos îles. Il faut maintenant faire avec. Son coût de fonctionnement évalué entre 21 et 24 milliards par an (15 milliards aujourd’hui pour l’hôpital Mamao) endette les générations futures. Il n’y a pas de recettes miracles, le financement de son fonctionnement n’a pas été prévu et ne pourra pas reposer uniquement sur la CPS ou l’accueil de patients étrangers. Nous demanderons la solidarité de l’Etat. Notre politique axée sur la maîtrise des dépenses de santé, mettra l’accent sur la nécessité d’un contrôle gestionnaire rigoureux. Chaque service devra s’évaluer et rendre compte de son activité deux fois par an afin de permettre d’identifier les dysfonctionnements pour mieux rationaliser les dépenses et réduire les coûts.
3- La santé se dégrade en Polynésie avec notamment : la pénurie de personnel occasionnée par une mauvaise gestion des ressources humaines ; un système de quota maxima de malades soignés dans les dispensaires ; un réseau informatique de santé publique ne garantissant pas le respect de la vie privée des patients ; et surtout 20% de la population qui ne peut pas se soigner.
Que proposez-vous concrètement pour résoudre ces points ?
Nous remettons aux normes l’Institut de Formation des Soins Infirmiers en augmentant le nombre de ses cadres infirmiers. Nous développons la santé de proximité que la population appelle de ses voeux en renforçant les équipes soignantes et en créant de nouveaux dispensaires dans la zone rurale de Tahiti et dans les îles éloignées. Nous mettons l'accent sur la prévention en donnant les moyens nécessaires à l'EPAP, en s'appuyant sur les réseaux de proximité. Nous mettons en place un système permettant à l’usager nécessiteux de n’avancer que le tiers du prix de la consultation chez le médecin et ce, pour un nombre limité de visites par an. Nous soutenons l’utilisation des nouvelles technologies qui nous permettra d’opérer à distance avec la télémédecine limitant ainsi le nombre de personnes décédées dans nos îles faute d’être évasanées à temps. Nous accentuerons la complémentarité et l’harmonisation des actions entre le secteur public et le secteur privé pour multiplier les possibilités de soin.
- Vendredi 25 janvier : Projet de société1- Quel est votre projet de société, votre grand dessein pour le fenua des 20 prochaines années, susceptible de fédérer l’ensemble de la population polynésienne et de créer une véritable dynamique pour le développement économique, social et culturel du Pays ?
Les "années CEP" ont inauguré un développement économique intense, réalisé sans tenir compte de la justice sociale et de nos richesses environnementales.
Pourtant, la Polynésie de partage est possible permettant à chacun de vivre dignement, en accord avec notre environnement, en accord avec notre passé et tournés vers une vision équilibrée de l'avenir.
Il est temps de s’attaquer à des chantiers prioritaires:
- Inverser les flux migratoires en rendant attractives les zones rurales de Tahiti et les îles. Créer des pôles de compétitivité économique pour favoriser l’implantation d’entreprises créatrices d’emplois délocalisés. Le désengorgement de la zone urbaine associé à un investissement massif dans les transports en commun permettra une meilleure qualité de vie.
- Réduire la part de la population active travaillant dans l’administration en aidant fortement le secteur de la création d’entreprises et en formant les nouvelles générations à l’esprit d’entreprise. Investir massivement chaque année dans la formation continue et la formation professionnelle.
- Résorber les logements insalubres qui touchent 45 000 personnes : commencer par traiter les 128 quartiers sensibles de la zone urbaine de Tahiti.
- Rendre potable et assainir l’eau, traiter les déchets, valoriser notre patrimoine environnemental. Amorcer un profond changement des mentalités en ancrant dans la réalité la démarche du développement durable. Traiter les pestes végétales (miconia) et animales (petite fourmi de feu) et renforcer le contrôle phyto et zoosanitaire.
- Développer la recherche fondamentale et appliquée dans les domaines énergétique, biologique, maritime et agricole en créant des partenariats entre des entreprises innovantes maniant les hautes technologies et l’université de Polynésie associée à d’autres centres universitaires du Pacifique.
- Rendre attractif le concept d’écotourisme culturel labellisé à l’international qui fera de nous une destination originale de plus en plus appréciée.
2- L’avenir du Pays est-il pour vous profondément lié à son appartenance à la République française, et pour quelles raisons ? Ou faut-il selon vous que la Polynésie accède à son indépendance, dans quel délai, sous quelle forme, dans quelles conditions, et qu’est-ce que la souveraineté politique apportera concrètement à la population ?
Nous concevons l’avenir de la Polynésie clairement au sein de la République française. Pour des raisons historiques et culturelles, les liens tissés entre la métropole et la Polynésie sont profondément ancrés dans le tissu économique et social de notre Pays.
Nous répondons aux partisans de l’indépendance politique que la priorité est de tendre à l’indépendance économique. Pour cela nous devons exploiter notre potentiel, créer des activités, créer des richesses, promouvoir nos produits made in fenua à l’export et créer des emplois afin que chaque famille se sente acteur de notre développement.
Notre Pays est doté d’un statut qui fait de lui la collectivité territoriale de l’outre-mer disposant de la plus large autonomie d’action associée à des prérogatives et de réels pouvoirs de décision. Tous ces éléments suffisent presque à la reconnaissance de notre identité polynésienne.
Toutefois, l’État doit accompagner le large transfert de compétences octroyées aux communes et au Pays par des moyens financiers permettant l’application effective de cette délégation de pouvoir. Quant à nous, nous devons faire un effort sans précédent sur la formation de nos ressources humaines afin que l’océanisation des cadres puisse être le fer de lance de la gestion sereine d’une véritable autonomie.
Par ailleurs, nous mettons l’accent sur la promotion de nos langues polynésiennes que nous ne trouvons pas suffisamment reconnues au sein de la République pour des raisons constitutionnelles. À cet effet nous demanderons une modification de la Constitution.
3- Le président de la République Nicolas Sarkozy est attendu en Polynésie à la fin avril, notamment pour signer avec le nouveau gouvernement le Contrat de projet sur 5 ans. Etes-vous ou non favorable à ce Contrat, et pourquoi ? Quelle sera votre première demande ?
Le contrat de projet nous semble l’un des outils permettant la relance de la commande publique et par conséquent la création d’emplois au service du développement économique et social de notre Pays. Nous ne refuserons jamais pour des raisons idéologiques les moyens d’améliorer le sort de nos concitoyens. Ces 52 milliards injectés dans notre économie, hors budget, et assumés pour moitié par l’État, pour moitié par le Pays, doivent consacrer des priorités visant l’amélioration des conditions de vie de notre population : la création de logements qui manquent cruellement, l’adduction d’eau potable pour que chacun puisse boire de l’eau pure au robinet, l’assainissement afin que notre patrimoine environnemental puisse être préservé et que notre attractivité touristique soit renforcée, le traitement efficace et différencié des déchets.
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