Une ligne directrice
Repenser le système de santé
au profit de la qualité de la vie et de la gestion équilibrée
des fonds publics
La faillite
chronique de notre système de santé n'est pas une fatalité : son
redressement dépend de la volonté des différentes parties à travailler ensemble
avec sincérité, dans le souci de préserver une santé de qualité et de partage.
Deux préalables
1. Réaliser un audit global du
système de santé et de la protection sociale
-
- Cet audit comprend la mise en place
d’outils de contrôle et d’évaluation permanents dans tous les services
impliqués car nous devons en finir avec l’opacité qui règne dans ce secteur, en
particulier concernant la gestion des deniers publics. Le changement de mode de
gouvernance que prône No Oe E Te Nunaa depuis sa création vise à la
transparence à tous les niveaux : rendre compte, avoir à rendre des
comptes est la moindre des choses lorsque qu’on utilise « l’argent des
autres ».
2. Réhabiliter la concertation pour Définir, Piloter, Coordonner, Evaluer
la politique de santé
-
Triste est de constater que la défiance règne
entre les dirigeants et tous les secteurs d’activité sans exception. Et pour
cause : absence de dialogue, consultation de principe sans lendemain, les
gouvernements successifs se sont coupés de vos conseils. Si les politiques
doivent faire preuve d’une vision adéquate et perspicace et imprimer leur
volonté d’orientation, ce sont pourtant bien les professionnels que vous êtes,
tous acteurs de la santé confondus, qui connaissez la réalité du terrain. Il
est impératif de fixer ensemble des objectifs communs.
- Nous nous engageons
à mettre en place un projet qui n’a finalement jamais vu le jour et qui
pourtant répond à cette nécessité de partage des connaissances : le Haut
Conseil de Santé. A l’instar du CESC, représentative des forces vives
impliquées dans la santé, exempte d’influence politique, cette instance devra
être systématiquement consultée par le gouvernement, et pourra également
s’autosaisir. Elle sera garante de la volonté des acteurs de santé.
Quatre axes
prioritaires
1 Rééquilibrer notre système de santé en privilégiant la prévention
2 Développer la médecine, les soins, l’accompagnement de proximité
3 >Favoriser la complémentarité du secteur privé et du secteur public
4 Développer les réseaux de soins et les outils modernes de la
télémédecine
Le système de soin polynésien doit
répondre à une forte recrudescence des maladies chroniques liées au mode de
vie. Ces affections génèrent de lourdes séquelles, des maladies longues et des prises
en charge extrêmement coûteuses.
L’économie polynésienne déjà fragile
ne pourra faire face à de tels coûts. D’autant que la sophistication croissante
des traitements et le vieillissement naturel de la population risquent de faire
exploser les budgets d’activités de soins.
De plus, les financements du nouvel
hôpital et du nouvel établissement privé d’hospitalisation (s’il se réalise) ne
pourront être garantis par notre seul système de protection sociale.
NOETN veut garantir la
pérennité du système de protection sociale généralisée et la qualité des soins.
A cet effet, il est indispensable de
s’engager dans un choix responsable de système de santé que réclame les
professionnels du secteur. Un système
rééquilibré entre soin et prévention ou le dynamisme du deuxième garantira
l’équilibre du système de protection sociale.
NOUVEL HOPITAL
Un financement doit être
impérativement trouvé auprès de l’état pour permettre d’assurer le fonctionnement
du nouvel hôpital. Une fiscalité spécifique doit être mise en place pour
baisser les coûts de fonctionnement.
RELATIONS AVEC L’ETAT
Le projet soutenu par NOETN est un projet donnant/donnant
de co-responsabilité partagée Etat/Pays. La logique de la confrontation doit être abandonnée
avec un objectif bilatéral positif.
NOETN
sollicitera que l’état prenne en charge :
-
Le diagnostic
et le traitement du cancer (chimiothérapie, radiothérapie, soins
palliatifs),
-
Le diagnostic
et le traitement de l’insuffisance rénale terminale (dialyse, greffe),
complication la plus grave et la plus coûteuse du diabète,
- Une
participation aux coûts de fonctionnement du nouvel hôpital.
No Oe E Te Nunaa s’inscrit dans la défense d’un
système de santé moderne et choisit de maintenir et de développer un niveau de
santé digne d’un pays développé
Et quoi d’autre ?
Optimiser
l’utilisation des ressources
-
Réévaluer l’utilisation des fonds publics
-
Audit de la CPS
-
Rationalisation de la dépense :
hôpitaux publics, cliniques, exercice libéral, médicaments, évasans
- Encadrement des arrêts de travail
Développer
la prévention
-
Favoriser le travail en synergie des ministères compétents pour les déterminants
de santé : urbanisme, environnement, hygiène, logement, jeunesse et sports,
etc.
-
Redonner les moyens à l’EPAP de réaliser ses missions
-
S’appuyer sur les réseaux de proximité notamment le tissu associatif et les
structures communales
-
Instaurer une synergie Santé/Education/Sport
-
Exercer un réel contrôle de la « toxicité » ou l’ « innocuité »
des produits importés
- Prise en charge par la CPS de la vaccination
Personnel
spécialisé
-
Après évaluation des besoins, mise en place localement de formations pour des
sage femmes, infirmières, aide soignant(e)s, auxiliaires de santé (îles) (mise
en place d’un Observatoire des métiers)
-
Renforcement des formations d’auxiliaires de vie et reconnaissance de leur
statut
- Mise en place d’aides ménagères
Structures
de soins
-
Evaluer les structures actuelles et à venir : nouvel hôpital et pôle de
santé privé
-
Favoriser l’hospitalisation à domicile, HAD
-
Créer un second centre de réadaptation à la presqu’île
-
Optimiser les structures de proximité (dispensaires, hôpitaux périphériques …)
-
Créer une structure d’hébergement pour les personnes évasanées
-
Mettre en place une structure de soins palliatifs
-
Créer des structures d’accueil et de soins pour personnes âgées
- Plan Cancer Polynésie par l’installation d’une antenne locale de
l’institut national du cancer dotée d’une unité de recherche
épidémiologique, clinique et thérapeutique.
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